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ceatrale qu’elle occupe sur le chemin de fer de Bombay à Caleutta, à la jonction du réseau de deux compagnies et au croisement de la route du Radjpoutana au bassin de la Maha naddi, en à fait un entrepôt pour toutes les denrées du Gondwana et les objets de manufacture anglaise. Des lics naturels et artificiels, les eaux claires de la Narbadah dans sa cluse de marbre, de gracieuses collines, des bosquets, des massifs de bambous, ont fait de Djabalpour l’une des villes préférées des Anglais, et l'on a mème proposé fréquemment de la choisir pour capitale de l'empire anglo-indien. Elle a quelques fabriques et sa fameuse école industrielle où des prisonniers « thugs » et des voleurs, entourés de leurs familles, ont appris à tisser des tapis, des cordes, des toiles de tentes; un torrent sépare de Djabalpour la cité militaire des « cantonnements ». Au nord-ouest, l’ancienne ville de Garha, qui fut la capitale d’un royaume gond, se prolonge à la base des escarpements de granit; ‘n bloc isolé porte encore le château fort de Madan mahal, érigé au douzième siècle.
Au sortir des « Roches de Marbre », la Narbadah, serpentant dans ses campagnes d’alluvions, arrose les terres de Narsinghpour, la « cité de Narsingh » ou Vichnou le dieu « lion », puis celles de Hochangabad et de Seoni. Au sud-est, l’un des plateaux du groupe du Mahadeo, haut de 1061 mètres, porte une ville de santé et une station militaire fondées en 1870, près des sanctuaires célèbres de Patchmari ou des «€ Cinq Grottes » ; mais les Anglais qui résident dans les Provinces Centrales ne sont pas encore assez nombreux pour avoir fait de cette ville une station comparable à celle des monts himalayens. Le plateau de Patchmari s'étend sur un espace de plus de 50 kilomètres carrés.
Dans la partie haute de la vallée de la Tapti appartenant aux Provinces Centrales, il n'existe qu'une seule ville de quelque importance, Bourhampour, d’ailleurs très déchue. Elle fut jadis capitale du Dekkan, et s’étendait alors sur un espace de plus de 12 kilomètres carrés. Lorsque Tavernier la visita en 1658, elle n'était plus résidence princière, et la plupart de ses maisons étaient à demi ruinées et couvertes de chaume; néanmoins elle était toujours une « grande cité » et ses cotonnades s’expédiaient en Perse, «en Moscovie, en Pologne, au Grand Caire et autres lieux » ; encore au milieu du siècle, les Bharer, caste nomade de marchands d’étoffes, demandaient que leurs corps fussent déposés dans un cimetière de eette ville. Bourhampour n'est plus mème chef-lieu du district, et le chemin de fer la laisse à 5 kilomètres pour passer au pied de la roche, haute de 250 mètres,
1 Vigne, Travels in Kashmir, Ladak, Iskardo.
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DIABALPOUR, BOURHAMPOUR, NAGPOUR, 451 qui porte la citadelle d'Asirgarh, encore occupée par une garnison. L'activilé commerciale et industrielle s’est déplacée de Bourhampour vers la ville de Khandwa, bâtie au nord, sur les plateaux qui séparent les deux
vallées de la Narbadah et de la Tapti. Le seuil que franchit la voie, entre les
deux bassins, est seulement à 378 mètres d'altitude. La plus grande cité des Provinces Centrales, Nagpour ou la « Ville des Serpents », est située au sud des montagnes, dans la plaine où coulent les
MABALPOUR. — LE MADAN MANAL.
Dessin de E Shuller, d'prés une photographie de MM, Bourne ct Shepherd.
hauts affluents de Ja Godveri. Rattachée au réseau des chemins de fer par un embranchement &e la voie de Bombay, elle est destinée à devenir un jour la station centrale entre ies deux grands ports de l'Inde occidenlle et de l'Inde orientale. Cité très commerçante, Nagpour à conservé quelques-unes de ses anciennes industries, et ses colons n'ont pas complètement cessé de faire concurrence à ceux qui viennent de la Grande- Bretagne. Quoique la ville ait quelques beaux monuments, des jardins, des élangs où se mirent des temples, les Anglais ont établi leur résidence en dehors de Nagpour. au pied de la colline de Sitabaldi ; c'est là que se trouve
le siège de l'administration provinciale. Kamti, située seulement à 14 kilomètres au nord-est, est le quartier militaire et prolonge ses avenues sur un espace de 7 kilomètres au bord de la rivière Kanhan : c'est aussi un grand marché d’approvisionnement. En été, pendant les fortes chaleurs, les Anglais de Nagpour et de Kamiti se rendent en villégiature dans les villes des montagnes, notamment à Tehindwara. Deogarh ou Château-Dicu, l'ancienne capitale du Gondwana, s'élevait jadis sur un des rochers qui dominent la plaine de Nagpour; il en reste de beaux temples ruinés, des étangs et des parcs. Des lacs nombreux, restes de plus vastes bassins, sont épars dans la plaine de Nagpour. On s'occupe actuellement de la formation
N° 99, — NAGPOUR ET KAMTI,
d'aprés | Indian Atlas C Perron : | 9 10 kil,
d’un lac artificiel au moyen d’un barrage qui retiendra les eaux du Kanhan. Ce réservoir, d’une superficie de 75 kilomètres carrés, pourra suffire à l'irrigation de 180 000 hectares.
Très fertiles et relativement bien cultivées, les campagnes qu’arrosent les hauts affluents de la Godaveri, sont parsemées de villes commerçantes. Seoni est le principal entrepôt entre Nagpour et Djabalpour ; au nord de la capitale, Ramtek, la cité de Rama, exporte des feuilles de bétel où pan, le plus apprécié de l'Inde, et, dans le voisinage, les bords du lac d’Ambala attirent au mois de novembre jusqu’à cent mille pèlerins et marchands. A l’est et au sud-est, Bhandara, Paoni, Oumrer, sont renommées pour leurs fabriques de coton, et, au sud-ouest, la ville de Hinganghat a pris rang parmi
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NAGPOUR, HINGANGHAT, KONKAN. 455
les marchés les plus importants de la Péninsuie, pour l'exportation des fibres de coton; elle envoie aussi une grande quantité de beurre, que l’on expédie directement à Bombay, par le chemin de fer et que portaient naguère des bœufs trolteurs ; tout ce commerce se trouve entre les mains de négociants anglais et d’intermédiaires marwari. Tandis que Hinganghat s’accroit en population, l'antique cité de Tchanda, située au sud en aval du confluent des deux grandes rivières, Wardha et Païn, a considérablement décru ; sa pittoresque enceinte crénelée, qui se développe sur un espace de 9 kilomètres, enferme des villages, des champs cultivés et des terrains en friche. Près de Warora se trouvent des gisements houillers produisant le meilleur combustible des Provinces Centrales‘.