N° 101, — TEMPLES SOUTERRAINS DE L'INDE
Barabar° Dhamnar, Site Marhi *Kholvi
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Hlaladja Bhamer WFPitalkora, *Adjanta Hkai* .Tankaï asike Ellore” . Aurangabad ïi. .Harichandragarh
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bay, surtout les Baniah, viennent encore à certaines fêtes y célébrer leur culte, Les grottes d’Elephanta datent probablement du dixième siècle, peut-être du huitième ou neuvième siècle de l'ère vulgaire’, et leurs sculptures monstrueuses, très intéressantes au point de vue théogonique, sont pour la plupart d’aspeet repoussant; mais le contraste de la nature lumineuse du dehors et de l'ombre solennelle des cryptes, avec leurs colonnes fléchissant sous le poids de la roche, produit une impression profonde. Un des temples s’est complètement effondré, Les sanctuaires souter-
{ Fergusson, Rock-cut Temples of India: — Burgess, The Rock Temples of Elephanta.
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ELEPHANTA, KALYAN, DJANDJIRA. 475
rains sont groupés en plus grand nombre dans les environs de Bombay, au pied des Ghat et sur le plateau voisin, que dans toute autre région de la Péninsule : en dehors de l'angle nord-occidental des Ghat, les monuments de ce genre, bouddhiques où brahmaniques, se font de plus en plus rares dans la direction de l'est.
L'ancienne capitale du Konkan, Kalyan, déjà fameuse depuis plusieurs siècles avant que le nom de Bombay fût ecnnu, n'est plus qu'un petit port de commerce et seulement de faibles embarcations remontent le cours loriueux de l'Oulas jusque devant les quais'; mais la ville a repris une cerlaine importance come lieu de bifurcation des deux principales voies ferrées de l'Inde, qui se dirigent l’une vers Calcutta, l’autre vers Madräs. Les campagnes des alentours sont couvertes de ruines; l’une des plus remarquables est celle du temple d’Ambernath, dont il ne reste plus guère que le porche et les assises inférieures, sculptées avec un fini merveilleux : des milliers de figurines s’agitent sur les cordons et les colonnettes de pierre*.
Au sud de Bombay, la population, composée en grande partie de pêcheurs, auxquels se mélent les descendants de pirates, s’est principalement groupée au bord de la mer : les villes et les villages disséminent leurs maisons le long de la côte sous les groupes de cocotiers. Alibagh, ancien nid de corsaires, est bien connu des marins à cause de l’ilot voisin, Kolaba, où jadis les naufrageurs exerçaient leur industrie : on dit qu’Alibagh était construite du bois de navires brisés. Djandjira, ou la Djezireh des Arabes, était une « Île » par excellence pour la population maritime, jadis puissante, qui reconnaissait le pouvoir de princes abyssins ; des Juifs ou « Beni Israel ». immigrés depuis un temps immémorial, forment aussi un petit groupe distinet das: «es région du Konkan. Le petit État, d'environ 70 0660 habiients, auquel Djandjira a donné son nom et dont la cité voisine, Radjpor’, est la capitale, porte aussi le nom de Habsan ou « Abyssinie ». Entre les maïus des Anglais, la rade et le port de jandjira pourraient devenir l'un de: meilleurs abris de la danger." :‘e du Konkan : les navires, sans asoir à franchir de barre, y trouvent plus de 6 mètres d'eau à marée basse. Le port de Bankot, sur le large estuaire de la rivière Savitri, et celui de Ratnagiri, au bord 2’une crique houleuse, ont un mouvement d'échanges plus important que le trafic d'Alibagh, en outre, Ratnagiri fait
1 Commerce de Kalvan Frdani à année fiscale 1870-74 : T 858 800 francs. 2 Fergusson and Bur,rss; — L, Rousesl, L'Inde des Rajahs. 3 Mouvement anawe] les é:hénge: 4 Bankot : 2 700 000 francs.
» ' Ratvagiri : 7700 000 »
une pêche très active et des centaines de barques vont jeter leurs filets immédiatement en dehors des brisants. Ratnagiri, ville d’émigrants, engage des milliers de coulis pour Maurice et la Réunion, et recrute des portefaix pour Bombay, de même que des cipayes pour l’armée. Viziadroug et Dcoghar font aussi quelque commerce, mais de tous les ports qui se succèdent entre Bombay et Goa, le plus fréquenté est celui de Vingorla, qui fut aussi un nid de pirates!
Une ville indienne, du nom de Goa, s'élevait jadis dans une île marécageuse au bord de la rivière Djouari, mais on chercherait vainement sous les jongles les vestiges de ses palais ; elle avait été pourtant riche et puissante et d’antiques inscriptions parlent de la gloire de ses dynasties. En 1479, les mahométans vainqueurs déplacèrent la cité pour la reconstruire sur la rive méridionale de l'estuaire de Mandavi : c’est la ville dont s’empara la petite armée d’Albuquerque en 1510, et qui devint bientôt après la « reine de l'Orient et l’orgueil des enfants de Lusus*? ». À la fin du seizième siècle, les richesses de ses marchands lui avaient valu ie nom de Goa dourada ou « Goa dorée » : « Qui a vu Goa, n’a pas besoin de voir Lisbonne! » disait un proverbe portugais de l'Inde. Mais les attaques des Hollandais, celles des mahométans, puis des Mahrattes, et surtout le zèle de conversion qui animait les prêtres eurent pour résultat d’appauvrir et de dépeupler graduellement la ville; déjà Vasco de Gama, lors de son deuxième voyage, était accompagné de huit frères franciscains, de huit chapelains et d’un chapelain-major qui devaient prècher la foi, et, au besoin, convertir par le glaive. « Les meilleurs des gentils s’enfuyaient vers d’autres pays et il ne restait que la lie. » Puis le chenal négligé de la rivière perdit de sa profondeur, les champs abandonnés se couvrirent de végétation folle, les eaux débordées séjournèrent en marais, et la malaria chassa les habitants Au milieu du dix-huitième siècle, Goa était une ville morte; maintenant elle n’est plus qu’une forêt de cocotiers au milieu de Jaquelle s'élèvent de nombreuses ruines, les tours et les coupoles d’une trentaine d’édifices religieux. Le palais de l’Inquisition, où régnaient autrefois les vrais maîtres du pays, n’est plus qu’un amas de débris; mais la cathédrale, église primatiale des Indes, existe encore, de même qu'une ancienne mosquée, transformée en couvent de Saint-François. Dans la riche église du Bom Jesus se voit le tombeau somptueux, jaspe, marbre et argent, qui renferme les restes de François de Xavier,
# Mouvement annuel des échanges à Vingorla : 17 500 000 francs. 4 Camoës, Lusiades, chant Il 5 Vasconcellos-Abreu, Glottologia arica, citation d'une lettre du voyageur Sarsetti écrite en 1584,
GOA, PANDJIM, 477
l’apôtre des Indes. Le corps du saint fut officiellement déclaré « vice-roi des Indes et lieutenant général» ; et c’est de lui que le véritable gouverneur était censé tenir ses pouvoirs; encore au commencement du dix-neuvième siècle, il allait les demander en grande pompe à Bom Jesus avant de prendre possession de son gouvernement’. Une centaine de personnes vivent au milieu des ruines pour le service des églises : aux temps de sa prospérité, la Velha Cidade ou « Vieille Cité » était peuplée de 200 000 habitants.