VILLES DES CIRCAR ET DU DEKKAN
tale amas de pierres qui sont les ruines présumées !. Le mouillage est protégé me #" ennes au sud par un promontoire connu des marins sous le nom de « Nez du LH Dauphin », et grâce à cet abri les navires de 500 tonneaux peuvent venir charger les riz, les sucres, les tabacs, qui proviennent des campagnes voi- 1 sines, cultivées d’année en année sur de plus vastes étendues”. Le faubourg rissa, moderne de Waltair, où résident les Européens, continue Vizagapatam au r des nord-est, le long de la plage: l’air y est beaucoup plus salubre que dans 1: RE leaux la ville mème, à l’ouest de laquelle s'étend un marécage, non encore com- + 1 Eine plètement assaini. Elle est renommée dans l’Inde et en Angleterre pour la gars fabrication des ivoires sculptés, des coffrets plaqués d’argent, et autres pula- objets de luxe. Une ville que l’on peut considérer comme sa dépendance 2e pau commerciale, Bimlipatam, s'élève à 28 kilomètres au nord-est; naguère ce h be is n'élait qu'un village de pêcheurs, mais les marins y ont reconnu de plus q j* Re urandes facilités d’atterrage que dans la plupart des havres de la côte et le {' fe Hi mouvement commercial y est devenu plus important qu'à Vizagapatam, ou 4: sinon pour le nombre des navires, du moins pour la valeur des charge- TEA Ben- ments” : c’est principalement avec la France que se fait le commerce de te Hi HE Bimlipatam ; elle exporte surtout du sucre, de l’indigo, des graines oléagi- nai À “ Be neuses. Cette région des Circar appartint aux Français pendant quelques 1 ae années, au milieu du dix-huitième siècle, et les noms des villes de l’in- 1 CA qe térieur, Vizianagram et Bobbili, rappellent les expéditions militaires de CPU "4 | 1e Bussy : on chante encore dans le pays des ballades sur la prise de Bob- ji A RES bili, dont Bussy s’empara comme allié du radjah de Vizianagram. La garni- Ÿ: 4 Due son, après avoir Lué les femmes et les enfants réunis dans le fort. chercha | (D rer vainement à se faire jour à travers les rangs des Français et se fit massa- : pi FA crer en refusant quartier. Quatre hommes seulement échappèrent à la #1 ‘Mi 158 mort : cachés dans la jongle, ils attendirent le moment de pénétrer dans la Le Lt Hs tente du radjah, qu'ils tuérent à coups de poignard, terminant ainsi Ia que- ME $ k qe relle héréditaire entre les deux familles royales. QUE am, Dans le bassin de la Godaveri proprement dite, il n'y à point de villes f Rd aussi importantes que Nagpour, la cité prospère où s'est porté le mouve- ï ii ment principal des Provinces Centrales. Nasik, située à l'angle nord-occi- He PAR dental du plateau du Dekkan, sur les deux bords de la Godaveri naissante k 7 et non loin de la descente du Tal ghat vers les plaines du Konkan, est une au “ am Ph le a NET: à Carmichael, Manual of the district of Vizagapatam. PRE 4 des # Mouvement du port à Vizagapatam pendant l'année fiscale 1876-1877 : j A 854 navires, jaugeant 747 000 tonneaux 1]
# Mouvement du port de Bimlipatan pendant l'année fiscale 1875-1876 : 218 020 tonnes. Valeur des échanges : 9 617 275 francs.
antique cité, grâce a: passage dont elle commande le seuil, mais elle ne parait pas avoir élé jamais très populeuse : la stérilité des campagnes environnantes, élevées en moyenne de 400 à 700 mètres au-dessus de la région du littoral, et la proximité de pays montueux habités par des tribus sauvages, n'ont pas permis à la contrée de se peupler comme les terres basses du Goudzerat. Cependant Nasik est très animée lors des pèlerinages, quand des fidèles viennent par milliers se baigner dans les eaux saintes de la Godaveri ou visiter les grottes de Pandou, avec leurs anciens monastères bouddhiques. La ville à quelque industrie, notamment la fabrication du papier et celle des vases de cuivre. Plusieurs stations voisines sur le chemin de fer sont des marchés permanents pour la vente et l'expédition des cotons et des grains, que des chars et des taureaux de charge apportent du Berar et du royaume de Haïdarabad. Deolali, simple village, est voisin des cantonnements où l'on transporte sans retard tous les soldats européens débarqués à Bombay, afin de leur faire passer dans un lieu salubre les premiers mois d’acclimatement.
Aurangabad, sur un petit affluent septentrional de la Godaveri, n’a pas l'antiquité de Nasik, puisqu'elle date seulement des premières années du dix-septième siècle; mais elle est plus populeuse et possède quelques monuments remarquables, des mosquées, un château d’eau, et surtout le mausolée de la femme d’Aurengzeb, dont les ornements en marbre sont d’une exquise délicatesse. À 5 kilomètres au nord-est, au centre d'un hémicyele de collines s’élevant à 150 mètres, s'ouvrent cinq grottes bouddhiques dont les sculptures, les bas-reliefs, les colonnes seraient d'un prix inestimable par les archéologues, si dans le voisinage ne se trouvaient d'autres sanctuaires souterrains bien autrement riches en monuments de l'art antique. Daoulatabad, à 15 kilomètres au nordouest, est dominée par une citadelle de formidable aspect, qui devint en 1558 la capitale d’un empire mahométan. Mohammed chah Toughlak essaya vainement d'y transférer la population de Delhi. Sur la route d'Ellora, se trouve la tombe de l’empereur Aurengzeb, simple monument de marbre.
Les temples souterrains d'Ellora (Elourou, Veroul), taillés sur la face occidentale d'un plateau de tuf qui se termine en brusque falaise, çà et là coupée de ravines et flanquée de talus d'éboulement, se succèdent du nord au sud sur une longueur d'environ 3600 mètres. Pour accomplir de pareils travaux, il fallut assembler des armées de travailleurs non moins nombreuses que celles qui construisirent les pyramides, La série des cryples est trop étendue pour qu'on puisse la parcourir d’une manière
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