‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 247 sur 471 · TO D RS · texte numérisé non relu

TO D RS

Cochin et dans les environs. Une autre légende, d'origine portugaise, attribue l'origine des communautés chrétiennes de l'Inde méridionale aux prédications de Fapôtre Thomas, dont le navire aurait touché terre près de Cranganore : récemment, on montrait à Quilon une colonne qu'auvait érigée l'apôtre et son tombeau prétendu <e voit au sud de Madras. Quelle que soit la valeur de œs légendes, les < nazaréens » que trouvèrent les chapelains de Vaseo de Gama n'avaient aucune idée de l'Église romaine ni du pape; professant les doctrines des nestoriens, ils furent aussitôt rangés parmi les hérétiques et sommés de se convertir. Dans les possessions portugaises, l'Inquisition finit par les ramener de force dans le giron de l'Église; mais dans les États indigènes la grande majorité des nazaréens maintinrent ou reprirent leur organisation spéciale et leurs pratiques, d'ailleurs différentes suivant les diverses communautés. Dépendant du patriarche de Babylone, qui réside à Mossoul, ils ont eneure le syriaque pour langue sacrée, mais leurs prètres les plus savants ne connaissent que l'art d'épeler les mots des Livres saints. On raconte que dans un de leurs villages les fidèles relataient leurs gros péchés de l'année sur des morceaux de papier dont on bourrait un canon de bambou : ja décharge dispersait dans l'air toutes les fautes de la tribu”. Jadis les chrétiens syriens formaient une classe noble et e’est à eux que <adressaient, comme à des protecleurs naturels, les joailliers, les ouvriers en métaux, les charpentiers ; seuls, avec les brahmanes et les Juifs, ils avaient le droit de voyager montés sur des éléphants. Maintenant ils ont des prosélytes dans toutes les elasses, principalement dans les castes inférieures; mais la communauté de foi est loin de supprimer les distinctions sociales originaires.

La grande majorité des habitants de linde méridionale appartient aux religions hindoues, et c’est méme dans cette région, sur le plateau de Maisour, que la secte des lingaïtes, une de celles qui se sont le mieux débarrassées des superstitions brahmaniques, est représentée par les membres les plus nombreux. Les lingaïtes, parmi lesquels se recrutent surtout les marchands et les industriels de la Dravidie, ont mème aboli la caste, sinon dans leur vie civile, du moins dans leurs cérémonies religieuses, et ne craignent point de manger ensemble, quelles que soient leur fortune et leur origine. Mais les traces des religions primitives se retrouvent partout chez les peuplades écartées du Maïsour, de Madoura, de Coromandel. Le culte principal est eelui des € dix diables », des » sept fantômes » et de la multitude des esprits, bons ou méchants, brahmanes ou parias; on

‘Fr. Day, The Land of the Peramsmls.

raise, atnale aux serre près e qu'au- Madras.

“ouvèrent romaine aussiôt ssessIons giron de lazaréens raliques, it du paque pour que l'art eurs vilnorceaux ispersait ormaient s protecs; seuls, ntés sur classes,

lé de foi

ient aux de Maix débarnembres tout les e, Sinon s, el ne rtune et L partout ndel. Le » et de

as; on

Page 1