POPULATIONS DE L'INDE NÉRIDIONALE
vénère même des génies anglais. Partout se voiest aux abords des villages de petites pyramides de boue dressés en lhonnear des esprits de l'air : on leur offre surtout des fruits. des grains et des fleurs, parfois aussi des cos. En certains endroits, les anges gardiens sont convoqués le soir au on du tambour, afin qu'ils ne négligent pas de protéger les maisons contre les démons des nuits!
Quelques cérémonies sanglantes rappellent les anciens sacrifices; c’est ainsi que chez les Wakliga de Maïsour, près de Nandidroug, les mères, avant de procéder à la grave cérémonie d'attacher des pendants aux oreilles de leur fille ainée, doivent se faire abattre par le forgeron les deux premères phalanges de l'annulaire et du petit doigt. Les Kallan ou Koller Kolleries) avaient naguère l'horrible coutume de tuer un de leurs enfants devant la porte d'un ennemi quand üls voulaient faire descendre le malheur Sur sa maison : pour détourner la destinée, le maudit devait à son tour égorger un $s*. Les Nayadi (Yanadi) de File Sriharicota, à l'est du lac loulikat, et ceux de la côte de Malabar sont parmi les plus misérables de tous les Hindous : récemment encore, ils gardaient un clou, une pointe de fer comme l'objet le plus précieux et n'obtenaient le feu que par la friction de deux morceaux de bois®; ils n'avaient le droit de ramasser la pièce de monnaie jetée dans la boue qu'après le passage du bienfaiteur*. 1Is étaient même plus méprisés que les Poulayer où Pouliya, dont le nom est dérivé du mot poulou, € souillure ». Avant 5865, il était interdit aux Poulisa de <e couvrir le buste d'un vêtement: ils ne pouvaient parler d'eux-mêmes qu'en disant € votre esclave! > et de leurs enfants qu'en leur donnant les noms de « singes » ou de « veaux ».
Récemment, les Nayadi de Calieut, lune de ces malheureuses tribus qui vivaient dans les bois, sous des ajoupas de feuilles, devinrent une sorte d'enjeu entre les convertisseurs chrétiens et mahométans : ce furent ces derniers qui l'emportèrent et les Nayadi sôñt resendiqués par les Moplah comme entrés dans le sein de l'islam. Les Hava (Yirava) de Travancore et les Billava de Cochin, de mème que les Chanar (Sanar, Sanen) de Madoura, probablement de mème origine que les Tir de la côte de Malabar. ont mieux accueilli les chrétiens : sur un demi-million de Chanar, près d’un cinquième se disent protestants ou catholiques. Ils vivent presque exclu-
* Joseph Nullens, Missions in South India: — Gran, Resse nach Mets lice
= Xdson, Madura Country.
5 Nemosrs of the Geologicat Surrey of wie.
# Maieer, The Land of Charitu; — Fr. Us, Te Laud of the Permauls; — Boswell, Nellore Manual.
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