C.Perron
500 kil,
de la zone arctique. Mais, outre ces grandes divisions de elimat et de végé-
tation, analogues à celles que l'on observe sur les pentes de toutes les autres
chaînes de montagnes, on constate encore à la base et sur les premiers
renflements de l'Himalaya d'autres zones de terrain, bien tranchées par
la nature du sol et leurs produits, et devant leurs contrastes, non à la diffé-
rence d'altitude, mais à la disposition des couches superficielles et à l'écou-
lement des eaux ; ces zones, bien connues de tout temps par les naturels qui
mènent leurs troupeaux de vaches et de buffles dans les vallées basses de
l'Himalaya, se succèdent parallèlement à l'axe des monts, des plaines
inférieures aux premiers escarpements. La bande de terrain la plus mé-
ridionale est celle du teraï, tarai, tart, où morong, c'est-à-dire « pays
humide », région marécageuse, couverte de jongles, de roseaux et de
bouquets d'arbres qui arrêtent le souffle des vents et ne laissent pas
échapper les brouillards de miasmes entretenus par J'évaporation du «ol
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FORËTS DU SIKKIMs — VUE DE BIRCH-HILL, AU NORD DE
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n du sol Dessin de G. Vuilher, d'upnés une photographie do MM. Bourne ct Shepherd,
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TERAÏ ET BIHAVER, 57
humide ; si l'on en croit les indigènes, quelques parties du teraï enfermeraient une atmosphère trop élouffée pour que les fauves et les oiseaux pussent la respirer, Vers le nord-ouest cependant, le terrain qui continue le terai se rétrécit peu à peu, et dans le Pandjab ce n'est qu'un espace sablonneux, où l'eau disparait rapidement, et que coupent de distance en distance de nombreuses ravines ; de hautes herbes, au milieu desquelles se cache l'antilope, y remplacent les fourrés qui recouvrent le teraï proprement dit, La zone parallèle qui se prolonge entre les marais et la base des roches gréyeuses du Sub-Himalaya, contraste avec le teraï par la sécheresse du sol : c'est le bhaver, bhabhar où djhari, région forestière presque entièrement recouverte de sals (shorea robusta), beaux arbres à bran-