FLORE ET FAUNE DE CEYLAN. 59! : SI
Les la voix humaine ». D'énormes baobabs d'origine africaine croissent dans % est le l'île de Manaar, où ils furent plantés par les Portugais ou les Arabes. “FAI HR eue en Dans les forêts vierges le tek est rare; les essences qui donnent le 1 NPA res'; elle
vers l'O.
mètres el
meilleur bois de construction sont l'ébène et le chloroxrylon swetenia. Encore plus utiles sont les bambous et les palmiers rotins, qui rampent sur le sol : quelques-unes de ces lianes ont 75 mètres de longueur et
moyenne s CAC . à , Ten 2 ù seulement 2 à 3 centimèires de diamètre, sans la moindre irrégularité.
a, sur le ais nl Re À I I On en tresse des ponts aériens que l’on distingue à peine des autres lianes es hau- e à L et des branchages entrecroisés; des porteurs, même des chevaux chargés passent sur ces escarpolettes, qui vibrent et se balancent au moindre
continen- (ee poids, en secouant les branches élastiques des arbres auxquels elles sont
inte forût . Diverses hors des
amarrées.
La faune de Ceylan ne correspond pas à la richesse de plantes caracté-
ristiques ; elle est très inférieure par le nombre des formes aux faunes e musca-
F | du continent voisin, des îles de la Sonde, de l'Afrique équatoriale, du Bréssi excel-
sil'. Néanmoins l'ile possède diverses espèces particulières; elle n'est pas
Sr une simple dépendance zoologique de l'Inde méridionale. Les éléphants, Ven de désormais protégés contre les chasseurs par des lois sévères, sont devenus ni Eu assez rares dans la région des plaines et l'exportation de ces animaux Fa SE sur la terre ferme a notablement diminué’. Quelques grands mammi- Fa fères du continent voisin manquent à Ceylan; le tigre, le loup et diverses
antilopes ne vivent pas dans ses forêts; mais elle a en propre quelques pau animaux, entre autres une chauve-souris à peine plus grande qu’une abeille. L'animal le plus redouté des voyageurs est une des plus petites + sangsues qui existent (hérudo ceylanica) : en 1815, lors d’une expédition contre Kandy, plusieurs soldats anglais succombèrent à leurs attaques ; les
, La plus ; grâce à
1rs éven-
l'Égypte À . :« à 4 chasseurs portent des espèces de jambières pour se hasarder dans les forêts combien
de l’intérieur, où les sangsues pullulent par myriades. Parmi les trois cents formes d'oiseaux, plus d’une trentaine ne se trouvent pas ailleurs. La faune spéciale de Ceylan comprend 18 reptiles, même trois genres qui ne
est deux rapprobeauté ?. Ce + ire . ; sont pas représentés sur le continent voisin‘: une espèce de lézard, com- 3 ent avec x \ : : DATE :
mune à Ceylan et à la Barmanie, n'a pas encore été découverte dans les contrées intermédiaires. Plusieurs poissons se distinguent par des mœurs
particulières : telles sont les perches karaya (anabas ou perca scandens), pur |
> n’a pas de 10 à villages | son de re 1 Ernst Iäckel, Indische Reisebriefe, Deutsche Rundschau, juin 1882. RATES * Exportation des éléphants : 1600 en cinq ans, de 1858 à 1862. 1 » » 1685 en dix-huit ans, de 1863 à 1880. Valeur : 4 300 000 francs. J (Ferguson, Handbook for Ceylon.) 5 Gunther, Magazine for Natural History, march 1859,
qui cheminent à une distance considérable des côtes dans l'herbe humide, et qui grimpent, dit-on, aux palmiers palmyres pour se loger entre les larges feuilles. On dit que les pêcheurs les gardent quatre et même cinq jours en dehors de l'eau. D'autres poissons, également de la famille des perches, s'enfouissent dans la boue des étangs et des mares et vivent ainsi sans air et sans eau pendant la saison des sécheresses ‘. Les coquillages ne se voient nulle part en si nombreuses variétés que sur les plages du golfe de Manaar, Les belles collections conchyliologiques proviennent de Ceylan pour la plus grande partie; les premiers naturalistes qui décrivirent les coquillages étrangers à l'Europe sans connaître le lieu d'origine n'avaient sous les yeux que des espèces cinghalaises.
Sinon par ses animaux supérieurs, du moins par ses poissons el ses coquillages, Ceylan semble une terre plutôt malaise qu'hindoue. On ne saurait comprendre cette ressemblance de formes animales, si quelque communication géographique n'avait existé jadis entre Ceylan et les îles de la Sonde, soit directement par des terres aujourd’hui disparues, soit indirectement par les côtes qui entourent le golfe du Bengale et qui se trouvaient alors comprises dans la zone équatoriale, graduellement rétrécie depuis les temps anciens’. La faune marine cinghalaise ressemble aussi à celle de la côte arabique dans la mer Rouge, mais elle est beaucoup plus riche en espèces et en variétés, quoique plus uniforme en couleur. Les innombrables animaux qui pullulent dans les bosquets de corail du golfe Arabique ont des teintes éclatantes de rouge, d'orangé, de jaune, tandis que le vert est général dans les espèces de Taprobane. Le vert est la livrée de cette île, encore plus justement nommée que l'Irlande « Ile d'émeraude » : poissons, crustacés, astéries, ont la même couleur que la plupart des lézards, des oiseaux, des insectes ; toute la vie animale inférieure s’est accommodée à son verdoyant milieu *.
La population de Ceylan s'accroît rapidement, grâce à la fertilité du sol et à l’industrie des habitants; mais il n'est pas probable qu’elle puisse se comparer aux mullitudes qui se pressaient dans l'ile avant les guerres d’extermination du moyen âge. Quand on pénètre dans les forêts et les Jongles de l'intérieur, on est élonné de rencontrer des réservoirs et des ca-
1 Abou-Zeyd... Reinaud, Relations des Voyages faits par les Arabes; — Layard, Buchanan, etc. ; — Emerson Tennent, Ceylon.
Alfred R, Wallace, Geographical Distribution of Animals. Ransonnet, Ceylon; — Ernst Iackel, Nature, aug 24, 1882.
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