‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 272 sur 471 · EURE · texte numérisé non relu

EURE

sé, la peau brune où rougeâtre, toujours plus claire que celle des Tamil : le trait caractéristique par lequel ils se distinguent le plis des sauvages est Ja forme aquiline du nez. Ce qui frappe le plus les voyageurs à la vue des Cinghalais proprement dits, est leur apparence féminine : ils ont les formes gracieuses et replètes, la figure souriante, une longue chevelure aire, soigneusement frisée, qu'ils ramènent en chignon au-dessus de là tëte et soutiennent par un peigne en écaille; leur costume est également féminin. Is sont en général d'une extrème douceur, prévenants, hospitahers, pleins d'équité, mais ils ressentent profondément le< injures, et quoiques habitués à l'obéissance envers une administration régulière, ils Sindignent des caprices du pouvoir. En 1S48, des révoltes éclatèrent de toutes parts à l'occasion de corvées et de taxes supplémentaires qu'on leur avait imposées: les mouvements révolutionnaires de l'Europe occidentale eurent leur contre-coup dans l'île de la mer des Indes".

Quoi qu'il en soit des diversités locales, les Cinghalais <e rattachent par des transitions insensibles aux Dravidiens et aux Aryens 2 11 serait difficile d'indiquer des différences essentielles de traits entre eux et les Hindous*. (à et Tà se voient à Ceylan des ménages polyandriques, reste d'une constitution de famille autrefois générale dans le puys®. Les Cinghalais ont une singulière immunité pour certaines maladies qui frappent les étranzers. Les affections des voies respiratoires, les bronchites, eoqueluches, diphtéries, plévrites, pneumonies sont inconnues chez les indigènes et très rares chez les Européens qui séjournent dans File : les malades de la poitrine qui viennent à Ceylan y trouvent généralement une amélioration dans Jeur état, tandis que les métis succombent fréquemment à la tubereulose *. Les dysenteries, les hépatites, les rhumatismes, les affections nerveuses sont aussi des maladies exceptionnelles chez les Cinghalais : mais les fièvres miasmatiques les attaquent souvent, et dans les distriets intémeurs le gonflement de la rate est général chez les adultes.

Quant à la langue, elle est d’origine mixte; le einghalais se rapproche des idiomes dravidiens par nombre de mots anciens désignant des objets ou se rapportant aux idées d’une civilisation primitive; mais c'est au pali qu'il a emprunté les termes de la langue religieuse, et au sanseril ceux de la science et de l'art : dans le mélange, c'est l'élément arven qui

la de beaucoup emporté. Le cinghalais est définitivement classé parmi le: & l

* Emerson Tes. it, ouvrage cité,

# Dax, Account 0; che interior of Ceylon.

+ John Phear, The Aryan Village in India and Ceylon.

# Divs, ouvrage cité; — Wernich, Geographisch-medicinische Studien .

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