CET
Dette, après défalcation des emprunts pour travaux publies rémunérateurs : 2 545 975 000 francs, * Vente de l'opium pendant l'année fiscale 1880-1881 : 2112350000 francs; bénétice net : 181 000 000 francs. Bénéfice de la vente du sel : 16% 300 000 francs,
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Bretagne vit aux dépens du pauvre Hindoustan : les cadets de l'aristocratie
tan anglaise sont les parasites de leurs sujets les malheureux rayot. Sans parler des millions qui sont employés chaque année à subvenir dans les Indes mêmes aux dépenses des gouvernants anglais, à l'entretien de l'armée et de quelques vaisseaux, une somme variant de 560 à 450 millions de ; francs est envoyée chaque année en Angleterre comme part eontributive aux charges du gouvernement britannique. De 1857 à 1882, neuf milliards de franes ont été ainsi prélevés sur la production des Indes au profit de ses
conquérants.
Mais cet immense domaine de l'Asie méridionale, bien autrement important pour les intérêts personnels des riches familles anglaises que pour la
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prospérité commerciale de la Grande-Bretagne, restera-t-11 la dépendance
politique de la nation, relativement petite par le nombre, qui vit dans cette iv] île étroite, au nord-ouest de l'Europe”? Nul problème historique n’est plus grave. La « question d'Orient », qui tant de fois a déjà ébranlé le monde et qui a coûté la vie à tant de millions d'hommes, n'est que le prélude de Ja question d’Asie ; le partage de la Turquie est peu de chose en comjraraison du partage de l'Ancien Monde.
En premier lieu, il est certain que les Anglais n’ont pas à compter, pour
le maintien de leur pouvoir, sur la franche adhésion de leurs sujets au régime politique de l'empire, Maîtres de l'Inde depuis plus d’un sièele, ils sont restés des étrangers comme au premier jour, bien que les chemins de fer et les bateaux à vapeur aient diminué des neuf dixièmes la distance entre les deux contrées. Qu'ils soient ou non frères de race et descendent ou non de mêmes ancêtres aryens vivant dans la Bactriane ou tel autre pays de PAsie centrale, les Hindous et les Anglais ne sympathisent point les uns avec les autres, Le bétail humain qui availle dans les plantations K n'aime point ses maitres, et ceux-ci ne cachent point d'ordinaire le mépris qu'ils éprouvent pour la foule des niggers asservis. Suivant l'expression populaire, € ie Breton et l'indigène s'associent comme l'huile et l'eau ». 1 est certain qu'à l'époque des grandes luttes entre les Anglais et les Français, ceux-ci étaient beaucoup plus aimés par les Hindous, et maintenant encore, dans ee qui reste de inde française, le mur de séparation entre nalifs et Européens est beaucoup moins élevé que dans l'Inde britannique. Quelle est la cause de ce contraste”? D'après les auteurs britanniques, probablement injustes, elle proviendrait de ee que les Français auraient une « tendance fatale à s’orientaliser » ; ils s'abaisseraient au niveau de l'Hin-
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