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dans l'Amérique du Nord. D'ordinaire on classe les habitants des Nicobar parmi les Malais où bien parmi les métis des nations indo-chinoises: le nom de Malacea, qui appartient aux deux plus grands villages de Car- Nicobar et de Nankaourt (Nangkowri), semble indiquer au moins des l'a ports intimes entre les insulaires et les Malais de Ta côte Ta plus rapprochée; cependant les trails physiques et les mœurs sont dissemblables, D'après Roepstorff, il ressemblent plus aux Boutan de Formose qu'à toute autre population de FAsie!. Froids, indifférents en apparence, les Nicobaviens Lémoignent pourtant d'un grand 'empressement à satisfaire leur vanité en achetant quelque article de costume européen, habit, chemise où eoillure : c'est le chapeau de soie noire qu'iis désirent le plus, et l'on voit des vens nus repousser dédaigneusement Lous les habits qu'on leur présente pour leur préférer un couvre-chef de gentleman anglais +: lors du voyage de la Norara en IS, le prix moyen d'un chapeau noir était de 1600 noix de coco, Iles vrai que le port du chapeau constitue un privilège aristocratique et donne à l'élu le droit de se dire « capitaine ». Les hommes portent leur chevelure longue, les femmes se rasent.
Les villages, bâtis sur les grèves de corail, se composent de huttes rondes élevées sur pilotis; le flot de marée qui passe sous les cabanes emporte les débris de cuisine, Les demeures sont très propres, quoique les femmes <\ livrent à tous leurs travaux domestiques, surtout au pénible labeur que demande la préparation du larome où pain de pandane ; des meubles seulptés ornent les hattes. Un écran construit au devant du village, des
perehes voisines des cabanes, écartent les mauvais esprits; on ne se livre
à aucun travail avant d'avoir purifié l'air des génies qui l'infestent: l'exorcisle vient conjurer les Ari lorsqu'une entreprise se prépare. Parfois où construit un canot féliche, puis, après avoir brisé tous les objets que lon croit haniés, on pousse les mauvais esprits dans le canot par des eris el un simulacre de combat; des rameurs remorquent lembareation à une erande distance du rivage, labandonnent sur les flots et S'enfuient en toute hâte, Mais si les tempêtes où Ta houle ramènent près d'un village le baleau fétiche avec son chargement d'esprits, les indigènes qui viennent de recevoir le dangereux présent déclarent la guerre à la tribu coupable. est rare loutefois que les combats <e terminent d'une manière fatale, Les hommes ne se battent qu'à coups de bâton, et lorsque les adversaires S'allaquent avec trop de violence, les femmes, brandissant des sabres
nus, se précipitent entre les combattants : la bataille se termine générale
1 Geographical Magazine, lebruars EL, INT.
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