‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 353 sur 471 · TN QE RE VE · texte numérisé non relu

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daman, ilest rare de trouver dans les Nicobar un homme ayant dépassé la

quarantaine. Les deuils sont devenus très fréquents et c'est chose séricuse que de pleurer un mort. Pendant deux ou trois mois, les parents S'abstiennent de tout amusement, ne touchent à aucun des mets favoris, ne tolèrent ni danse ni chant'dans le village et célèbrent de temps en temps de longues cérémonies funéraires ; encore à la vingt et unième année, la famille fait une visite au tombeau du défunt. Les enfants qui s'emparent d'une partie de: l'héritage paternel sont tenus pour dénaturés : tout ce qui

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INSULAIRES DES NICOBAR, 749

avait servi au Nicobarien pendant sa vie doit être brisé et enseveli avce lui.

D'après les récits des indigènes, les Bajou, c'est-à-dire les « Hommes », ne seraient pas les seuls habitants de la Grande et de la Petite Nicobar ; dans les forêts de l’intérieur vivraient aussi les « hommes des bois », des orangs-oulangs, sauvages à longue chevelure, se nourrissant de serpents, de crapauds et de crocodiles*, Leur vrai nom est celui de Chobaeng; d'après Roepstorff, ils ont la figure aplatie des Mongols; d'après Ball, ils ressemblent aux Mincopi. À ces représentants de deux races distinctes, qui forment la faible population de l'archipel, s'ajoutent maintenant des gens de toute race déportés par les Anglais. Un établissement pénal, dépendant de celui des Andaman, a été fondé en 1869 dans l'île de Camorta, au nord du détroit de Nankaouri, port admirable, offrant au nord et au sud des havres secondaires, qui communiquent par deux profonds chenaux avec la mer orientale et la mer occidentale. Autour de la colonie, le sol à été lahouré, les plantations s'étendent de proche en proche, et les transportés hindous s’établissent dans les clairières des forêts. Grâce aux défrichements, le climat si redouté des Nicobar s'assainit peu à peu. Avant la fondation du pénitencier de Nankaouri, l'ile la plus commergante de l'archipel était celle du nord, Car-Nicobar; des trois millions de noix de coco exportées annuellement, plus des deux tiers provenaient de cette île. Les indigènes portent généralement des noms anglais; très habiles Hinguistes, ils parlent les idiomes des marins qui viennent les visiter : aucun n'ignore le malais, presque tous parlent l'anglais, le patois portugais, le barman ou l'hindoustani.

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