‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 382 sur 471 · QUE · texte numérisé non relu

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eux-mêmes sont soumis à celle règle et en sortant du monastère ils doivent se faire couronner de nouveau‘; mais ils n’en restent pas moins grands prètres et doivent s'occuper de la prospérité des couvents. La nation siamoise dépense annuellement plus de 100 millions de franes pour l'entretien des prêtres et des moines; proportionnellement, e’est un budget des cultes bien supérieur à celui de la France. Les rat louang ou « cloîtres royaux », construits aux frais du roi, c'est-à-dire de la nation. forment un ensemble d’édifices dressant au-dessus des arbres eu des maisons leur double ou triple étage de pyramides et de flèches couvertes de briques émaillées et balançant leurs clochettes au souffle de la brise; à côté de la pagode, monastères, cours, jardins, étangs, chapelles et champs. constituent tout un domaine : c’est le réhan, pareil au vihara (vihar, behar de l'Inde antique, espace sacré, lieu d'asile où les plus criminels trouvent un refuge ; d'ailleurs, il en est de même dans les églises catholiques”. D'autres monastères moins étendus sont les rat khounnang ou les cloitres des nobles et les ratsadon ou cloitres du peuple, élevés par souscriptions volontaires; la plupart sont moins grands, mais plus ornés que les édifices analogues de la Barmanie, et, comparés aux pagodes mesquines de l'Empire Chinois, ce sont des monuments admirables; les trésors qu'ils renferment constituent la plus grosse part de l'épargne nationale. Des statues d'or, resplendissant de pierres précieuses, ne sont point rares dans le< temples, mais, parmi les sculptures décorant les nefs et les péristyles, l'en est beaucoup qui n’ont aucun caractère religieux : essentiellement tolérants. les moines bouddhistes ont donné asile à mainte effigie d’origine étrangère, Bastian y vit une statue de Napoléon à côté d’un Bouddha, et parmi les gravures appendues aux parois il en est qui représentent des revues et des batailles européennes”.

Les règles que les moines siamois ont à observer sont tellement nombreuses, que, s'ils n'étaient aidés par des servants et des novices, la vie leur serait impossible. Il leur est interdit de creuser la terre, par respect pour cet élément, et par conséquent ils ne peuvent ni planter ni semer. Un lalapoin qui fait cuire du riz, pèche, parce qu'il fait mourir la semence; 1l lui est également défendu de manger les grains qui pourraient encore uermer, de monter sur un arbre, ear il pourrait casser les branches. M'il allume le feu, il pèche, parce qu'il détruit le combustible; mais s'il éteint la flamme, il pèche encore; c’est aussi péché de forger le fer, puisqu'en 1 Pallegoix ; — Thomson: — Bastian: — Beauvoir.

? Bruguière, Annales de la Propagation de la Foi, 1851. 5 Ad. Bastian, Reisen in Siam im Jahre 1865.

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