PLUIES DE L'HINDOUSTAN
vancor et d'un mètre seulement au cap Comorin, à l'extrémité méridionale de la presqu'ile'. C'est un fait remarquable, qu'une abondance d'eau de pluie, parfaitement suffisante en des régions plus tempérées, pour entretenir une riche végétation forestière, n’est pas assez forte dans l'Inde méridionale pour nourrir de grands arbres. De même qu'en Russie et dans l'Amérique du Nord, où la plus où moins grande précipitation d'humidité produit le contraste des bois et des prairies, de même dans le haut bassin de la Caveri l'épaisse forêt alterne en proportion des pluies avec les fourrés
N° 21. — ESCANPEMENTS DES GHAT, À L'OUEST DES SOURCES DE LA KISTNA.
o APR de 10 kil.
de bambous: là où la chute d’eau moyenne est de 5 mètres à 3,75, là se développe dans toute sa fougue l’impénétrable forêt tropicale; dans les endroits où la précipitation varie de 1,50 à 2",50, les pentes des collines n'offrent plus qu’un fourré de bambous parsemé d’arbrisseaux*.
Au nord de l’Hindoustan, c’est dans l’ordre inverse, c’est-à-dire dans la direction de l’est à l’ouest, que décroît l'abondance des pluies. A la base du Soulaïman-dagh et dans les déserts qui s'étendent à l’orient de l’Indus jusqu’à la base du mont Abou, les averses sont rares et ne tombent pas avec régularité : la saison continue des pluies est remplacée par une période de
* Clements R. Markham, Journal of the Geographical Society of London, vol. XXXNI, 1866. * Didie, même recucil, vol. XXXIX, 1869.
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