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renté. Les pins, les sapins, les genévriers, les ifs et d’autres conifères, qui forment les grandes forêts de l'Himalaya jusqu'à l'altitude de 5600 mètres, ressemblent beaucoup aux espèces congénères de l'Europe; l'admirable deodar, « arbre des dieux », qui croît sur les monts du Kachmir et de Koumaon et que l'on a maintenant introduit dans les pares et les forêts de l'Occident, est un cèdre peu distinct de ceux du Liban et des rivages atlantiques, surtout quand il a pris toute sa croissance. Dans l'Himalaya oriental, les genres représentés, els que le magnolia, l’aucuba, l'abelia, appartiennent principalement à la zone sinique, et l'arbuste à thé, qui croît spontanément dans les forèts de l’Assam, n’est qu'une variété de ia plante chinoise. |
La région nord-occidentale de l’Hindoustan, manquant de l'humidité nécessaire, est naturellement peu riche en espèces végétales, et celles-ci font partie de la flore que l’on trouve, de l'autre ‘té du Soulaïmandagh, en Perse, en Arabie, en Égypte. Plus des neuf dixièmes de la végétation du Sind se retrouvent dans la flore autochthone de l’Afrique; les jongles qui avoisinent le désert sont composées presque en entier des mêmes broussailles épineuses que celles des sables de l'Asie antérieure, et le populus euphratica, qui croît sur les bords des canaux d’arrosement, est le même arbre que ces « saules de Babylone » auxquels les Juifs exilés avaient suspendu leurs harpes. La plante « aryenne » par excellence, l'asciepias acida ou sarcostema viminalis, qui produisait le a divin » om, homa ou soma, est aussi bien persane qu’hindoue, et les sages du Zend Avesta ne le célébraient pas avec moins d'enthousiasme que les richis des Védas; mais le suc enivrant du homa n’est plus la liqueur sacrée, le breuvage de vie et d’immortalité; on ne va plus cueillir la plante au clair de lune pour l'écraser sous la pierre sainte et la mèler au beurre clarifié et à la pure farine‘; nul adorateur ne l'invoque plus comme une divinité. Au culte du soma succéda celui du vin, versé en l'honneur de dieux nouveaux.
La flore des régions humides de l'Hindoustan contrasté avec celle du Sind par sa force et son éclat. La haute plaine de l'Assam, la zone de terres marécageuses qui longent la base de l'Himalaya, les vallées des monts Khasi, le bas Bengale, le littoral des Konkan et de la côte de Malabar, Ceylan et d'autres terres bien arrosées de l'Inde, sont loin d'offrir exactement les mêmes espèces, mais la physionomie générale de la végétation y est bien la même : la nature y présente avec autant de richesse les formes végétales que
! Rig Veda; — Windischmann, Somacullus der Arier.
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