PASSE DE ZODJI
Dessin de Taylor, d'après une photographie de MM, Pourne et Shepherd.
vine par excellence, En descendant le eours du Pjhilam, par Bidjbahara, l'ancienne capitale de la vallée, se voient les restes de temples de li mème
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époque, près du village d'Avantipour, et à Padranthan, là où s'élevait l'ancienne Srinagar; on compte dans le Kachmir plus de 70 édifices religieux dont le style est gréco-bactrien comme celui de Martand.
La capitale actuelle de la plaine, la « Cité du Noleil », qui hérita du nom de la cité détruite, est bâtie sur les deux bords du Djhilam, assez rapide dans cette partie de son cours et traversé par sept ponts, dont chaque pile se compose d’un noyau de pierres retenues par des troncs d'arbres superposés. De nombreux canaux serpentent au milieu de la ville, et l’un d'eux, le « canal des Pommiers », fermé par des portes d’écluse, communique avec le « lac » ou dal qui se ramifie à l’est de Srinagar en baies et en détroits, ayant en moyenne de 2 à 5 mètres de profondeur. Des barques effilées, qui font penser aux gondoles, parcourent dans tous les sens la « Venise indienne », et de distance en distance des ghat où grands escaliers baignent leurs marches dans l’eau du fleuve. Quoique entourée d’eau, la ville est tout entière au-dessus du niveau des inondations. De hauts cubes de pierre, contre lesquels vient se briser la force des eaux débordées, forment les socles sur lesquels s’érigent les maisons en briques ou en bois, encadrées de poutrelles légères qui vibrent aux secousses des tremblements de terre, assez fréquents dans la contrée, mais y résistent mieux que toute autre construction", Chaque maison est isolée et s'élève sans plan régulier, seit dans le voisinage d’autres bâtisses, soit au milieu des grands arbres. De même qu'autrefois les cités de la Géorgie, Srinagar à la plupart de ses toits recouverts de gazons, fleuris au printemps : du haut de la colline de Hari (Hari Parbat), qui domine la cité du côté de l'est, Srinagar ressemble à un immense jardin suspendu, s'étendant à perte de vue. Srinagar, la ville la plus populeuse des régions himalayennes, est riche en temples et en palais. Résidence d’été du maha radjah de Kachmir, elle fut souvent capitale d'État, depuis l’époque de sa fondalion, au commencement du sixième siècle de l'ère vulgaire. L'un des « Grands-Mongols », Jehanghir, ÿ fit construire des édifices de plaisance qui sont encore, grâce à l'abondance des eaux jaillissantes et au branchage touffu des platanes, les merveilles de la « Vallée des Roses ». Au sud-est, se dressant entre la Srinagar actuelle et Padranthan, l’ancienne capitale, le sommet du Takht-i-Soulaïman ou « Trône de Salomon » porte les débris du plus vieux temple de Kachmir, bâti, disent les brahmanes de la vallée, er, le courant du troisième siècle de l'ère ancienne. C'est de ce monticale de trapp que le tableau de la plaine, avec ses eaux étince-
! Frederic Drew, ouvrage cité.
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lantes, ses avenues d’arbres et ses palais, se montre dans toute sa beauté. Srinagar est une ville industrieuse. Les campagnes des alentours sont utilisées jusqu'à la dernière motte et les maraichers ont même imaginé