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D'après le carte del Etat:Major et autres documents
d'établir sur le lac des jardins flottants, longs radeaux formés de racines de plantes aquatiques liées en faisceau et recouvertes de terre, sur laquelle on cultive surtout des melons et des concombres! : le prix moyen d’une de ces nattes flottantes de jones, que l'on cloue sur le fond du lac au moyen d'un
1 Bernier ; — Vigne; — Hügel; —- Lejean ; — Wilson, etc.
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4" pieu, est de 2 à 5 franes pour une longueur de 10 mètres sur 2 ou 3 mètres M | | 44 pa de large. Les racines de nénuphar et les graines de la châtaigne d’eau ED Ta (trapa bispinosa), réduites en farine, servent à préparer le pain d’une ; | Rule grande partie de la population. Encore aujourd'hui, la principale industrie RUE manufacturière de Srinagar est celle des douchala ou châles, tissés de la Pichma, pachmina où pachm, duvet de chèvre importé du Ladakh, du Tibet et du Turkestan chinois. Des milliers de malheureux, dont le salaire journalier est en moyenne de 15 centimes, travaillent en d'impures usines au 1. tienne : tissage de ces bandes étroites qui servent à fabriquer les admirables ehâles El 14 si appréciés en Europe, et notamment en France’ : c’est à Paris que se EL TRE vendaient naguère les quatre cinquièmes de ces tissus de l'Inde; mais la NEA concurrence que font à Srinagar quelques villes manufacturières du Pandjab AE à et surtout les variations de la mode en Occident ont porté le plus grand Se dommage à l’industrie de Kachmir, et depuis dix années la ville a beau- A coup perdu’. Srinagar possède aussi des filatures de soie, des ateliers de Ft filigranes et de peintures sur papier mâché, et nombre d’autres établissements où l’on s'occupe de la fabrication des objets qui demandent de la dextérilé dans la main-d'œuvre et du goût dans le choix des nuances. Le commerce de Srinagar, quoique bien déchu, est considérable; mais, en | EE dépit des lois, un des « articles » de trafic consiste en petites filles envoyées LR RME A par contrebande dès leur plus tendre jeunesse dans les grandes villes du ARE. nord de l'Hindoustan. À l'ouest de la plaine, deux villes servent de lieux HAE d'étape aux marchands qui se rendent de Srinagar au Pandjab : Sopour, EE « la Ville d'Or », où vient aboutir un canal qui contourne au sud les ri- | vages marécageux du Walar, el Baramoula, située à l'entrée des gorges par lesquelles s'enfuit le Djhilam; une stoupa bouddhique élève encore ses assises ruinées au-dessus de cette ville.
Dans la région montagneuse da Kachmir méridional et du Hazara où se l'a : sont élablies des populations d'origine hindoue, se trouvent plusieurs villes note importantes par leur situation sur des routes historiques, mais parmi ces Ÿ: villes il en est peu qui aient un nombre d'habitants considérable. si Mouzafarabad, dont la forteresse domine le confluent du Djhilam et de la “4 Kichan ganga, est à l'issue de la principale route du Kachmir par les . gorges de Baramoula et communique facilement avec Attok et Pechaver. RATE À Mari, sur le territoire anglais du Hazara, et près de la montagne qui lui a donné son nom, est une de ces villes de santé que les Anglais ont bâties
UN -rE 1 Valeur annuelle des châles tissés à Srinagar de 1860 à 1870. . . 3 250 000 francs: pri ji? Exportation » » en Europe » » + + 2250000 »
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PANTCH, MIRPOUR, AKHNOUR. 139
sur les avant-monts de l'Himalaya : elle parsème ses villes, ses hôtels, ses casernes sur une arète ferrugineuse s’élevant à l'altitude moyenne de 2200 mètres. Abbottabad, plus à l’ouest, non loin de la frontière, n’a d'importance que comme station militaire; les régiments qui l’occupent ont à surveiller les tribus « rebelles » du Yaghestan, vivant à l'ouest dans les vallées tributaires de l’Indus. Le cantonnement militaire se trouvait autrefois plus au sud, à Haripour, ville située déjà dans la plaine, en dehors de l'Himalaya; c’est près de là que s'élève Torbela, à la sortie des gorges de l’Indus. L'endroit le plus sauvage du défilé a gardé son nom ture de Derbend ou « Porte ».
Pantch (Punch), située à 1000 mètres d'altitude dans une belle plaine, au confluent de deux torrents dont les eaux descendent au sud vers le Djhilam, est au sud-ouest la ville la plus avancée des États de Kachmir ; elle trafique avec Srinagar par le Pir Pandjal et le Ratan pir. Mirpour, dans une région de collines basses, est voisine de l’importante station de Djhilam, sur le chemin de fer du Pandjab, et ses négociants ont monopolisé l'exportation des céréales de la région. Bhimbar était le point de départ des Grands-Moncols sur la route du Kachmir, et chaque étape de ce chemin a gardé le palais où les souverains se reposaient au passage: encore de nos jours, les maha radjahs du Kachmir se sont réservé l’usage de ce chemin, et les Européens ne peuvent le suivre : quatre autres routes leur sont assignées. De tous les lieux d’étape de l’ancienne route impériale, le plus populeux est la ville de Radjaori, dont le nom à été transformé en celui de Rampour par les souverains actuels. Dans cette contrée qui changea si souvent de maîtres, il n’est guère de colline qui ne porte au sommet quelque château fort, rappelant les constructions féodales de l'Occident. La plupart de ces forteresses ont encore leur garnison, composée maintenant de Dogra, à la fois gendarmes et douaniers, qui vont en patrouille sur les sentiers des montagnes environnantes.
Akhnour est la gardienne du Tehinab, et sa forteresse, qui défend l'entrée de ce fleuve dans les plaines du Pandjab, est l’une des plus vastes et des plus puissantes de la contrée. Au pied de ses bastions crénelés, le fleuve rapide entraine au printemps les billes de deodar et de pins que les bûcherons ont précipitées dans les cataractes du cours supérieur. Dans la saison du flottage, presque tous les habitants de Riassi, d’Akhnour et des villages voisins, en amont et en aval, n’ont d'autre occupation que d'aller saisir le bois flotté et de le lier en radeaux. Le débardeur n’a pas besoin de bateau; s'appuyant sur une sarna, outre en peau de chèvre gonflée d’air, dont les pattes de derrière sont attachées en forme d’anse pour
qu'il y passe les jambes, il glisse sur l'eau en la frappant des mains, et se laissant pousser par le courant, va, vient sans cesse, remorquant les troncs
d'arbres.
Djammou, la capitale officielle des États du « grand roi » de Kachmir,
N° 30. —— AKHNOUR FT DJAMMOU.
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ne saurait se comparer à Srinagar, ni pour Ja beauté du site et du climat, ni pour l’activité industrielle, ni pour le nombre des habitants: elle n’a pas non plus cette position centrale qui convient aux chefs-lieux de gouvernement. Djammou est à l'extrême limite méridionale du territoire qui lui
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