‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 113 sur 552 · STATE · texte numérisé non relu

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t du littoral ont été envahies par les eaux marines et s'en sont imprégnées à en si grande quantité, que pendant longtemps on avait l'habitude de les d bràler pour en extraire le sel'. Les Zélandais ne renoncèrent à cette indus- | ci trie que dans les derniers siècles, quand il leur fut impossible de soutenir L la concurrence des marins qui apportaient le sel de France, de Portugal et d'Espagne. p il d la La salinité de certaines tourbières du littoral est l’un des faits nombreux le qui témoignent de l'alternance des eaux douces et des eaux salées sur le sol l' de la basse Néerlande. Les fouilles et les sondages que l'on a faits en diverses dk parties du territoire racontent le conflit qui se continue de siècle en siècle ce entre la Terre et l'Océan, pour la possession de ce domaine, pendant les der- la nières périodes géologiques. Un puits creusé à Gorinchem, sur le bord de la ri Meuse, n'a traversé, jusqu’à 120 mètres de profondeur, que des couches P< pleines de coquillages marins contrastant avec les assises supérieures où se la trouvent les déb:is d'animaux terrestres et d'eau douce”. De même, en Li creusant les docks d'Amsterdam, on a rencontré sous la terre ferme d'an- r ciennes plages où les coquilles d'espèces marines, appartenant à l’époque PC actuelle, se trouvent en quantité considérable et où sont épars les restes de se baleines échouces; une des strates qui s'étendent au-dessous de la capitale Er est tellement remplie de petits organismes d'origine marine qu'en lui à di donné le nom d'argile à diatomées”*. Le forage d’Utrecht, pratiqué dans le da sol d'une place de la ville pour la recherche d'une nappe artésienne, et le poussé (1878) jusqu’à la profondeur de 368 mètres, est à 55 kilomètres en la droite ligne du rivage actuel de la mer; pourtant la sonde a ramené des 4 témoignages du séjour qu'y faisaient autrefois les eaux marines. À 154 mè- el tres au-dessous de la surface, après avoir traversé une couche d'argile d'ento

viron #0 mètres d'épaisseur qui fut apportée jadis par les courants des

fleuves, les instruments de forage sont entrés dans des assises coquil-

lières où ne se rencontrent que des espèces appartenant à la faune marine

actuelle; de 164 à 169 mètres, des coquiiles terrestres et d’eau douce sont

mélées aux mollusques marins, ce qui provient sans doute, pense M. Har-

Unz, de ce que le rivage de la mer affleurait alors à ce niveau : depuis cette

époque, le sol de cette partie de la Hollande s’est donc abaissé de 169 mè-

A. de Laveleye, Affaissement du sol el envasement des fleuves

Surinz, Voormauls en Thans.

Iarting, De Bodem onder Amsterdam, Verhandelingen van het Inshtuut van Wetenschappen, 1852.

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