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sa caisse d'épargne . L'Écossais est curieux, causeur, et s'accoutume difficilement au silence dédaigneux de l'Anglais. À l'étranger, il recherche ses compatriotes, les aide avec joie, leur facilite le succès. Un des vices les plus ordinaires de la race est le penchant à l'ivresse.
Ce que les Écossais ont su faire de leurs terrains de culture, pourtant si peu favorisés par le climat, paraîtrait merveilleux aux paysans de italie et de mainte région française : sous le 56° degré de latitude, ils obtiennent des récoltes beaucoup plus abondantes que les laboureurs méditeranéens des terres fertiles, à 1500 kilomètres plus près de l'équateur. Le travail de l'homme a mème su adapter au sol et au climat de l'Écosse des plantes cultivées qui ne semblaient pas leur convenir. Au milieu du dixhuitième sièele, on montrait aux environs d'Édimbourg un petit champ de froment comme une grande curiosité, tandis que cette céréale se voit maintenant en abondance beaucoup plus au nord jusqu'au firth de Mora. Et pourtant il semblerait que le climat général est devenu plus froid, car on ne peut plus cultiver en Écosse le pavot à opium ni le tabac, comme on le faisait encore au commencement du sièele, Diverses variétés de pommes, de poires, de prunes, jadis renommées, n'arrivent plus à maturité, et les sociétés de jardinage ont cessé de proposer ‘des prix pour ces productions, désormais impossibles à obtenir à l'air libre. En industrie, les Écossais n'ont pas remporté de moindres triomphes qu'en agriculture, et c'est même sur leur territoire que se trouve la première ville manufacturière de la Grande-Bretagne, Glasgow, où les habitants se pressent en plus grand nombre qu'à Manchester, Leeds où Birmingham. Enfin l'Écosse contribue pour une forte part à la prospérité de l'Angleterre par ses émigrants qui vivent à Londres et dans toutes les autres grandes villes : plus d'un quart des Écossais résident en dehors de leur patrie, Dans les villes manufacturières de l'Angleterre, le mercier qui déploie ses marchandises de maison en maison est connu généralement sous le nom de Scotehman. Les colons écossais de la Nouvelle-Zélande, du Canada, sont aussi parmi les plus actifs, les plus âpres au gain, et les jeunes Lowlanders qui vont dans l'Inde pour tenir leur part de royauté sur les indigènes sont proportionnellement beaucoup plus nombreux que les Anglais.
L'amour de l'instruction pour elle-même, et non pas seulement pour les avantages matériels qu'elle peut assurer, est aussi plus développé en Écosse
* Banques provinciales de l'Écosse en 1878... . . . . . . . . . . . . 90
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