‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 418 sur 552 · GAËLS ET LANGUE GAËLIQUE · texte numérisé non relu

GAËLS ET LANGUE GAËLIQUE

convertir au protestantisme, lorsque son laird, Mac-Leod, armé d'un bâton

Jaune, se précipila au-devant d'une procession et à grands coups força

les fidèles à quitter le chemin de l'église pour prendre celui du temple. Le protestantisme des habitants de Rum en garda dans les iles le nom de « religion du bâton jaune! ». D'ailleurs, malgré les changements de culte, mainte superstition de l'ancien temps s'est conservée, L'expression de « Pierre » synonyme d'Église est encore usitée dans l'ile de Lewis, comme aux temps où les indigènes allaient faire leurs cérémonies autour des mégalithes sacrés*,

Les Highlanders ont été célébrés à envi par tes poètes et les romanciers; ils passaient pour le type du courage, de la loyauté, de toutes les mâles vertus. Leurs soldats ont l'aspect si fier, sous leur costume étrange et somptueux, où se mêlent l'écarlate de lhabit, le blanc et le noir des plumes et des rubans, le vert quadrillé du jupon plissé sur les jambes nues, on à si souvent admiré leur bravoure sur les champs de bataille, qu'on se laisse aller sans peine à leur reconnaitre la noblesse native chantée par leurs panégyristes ; sur la foi des poètes on admire ces joueurs de cornemuse, héritiers des anciens bardes qui chantaient leurs airs mélancoliques en s'accompagnant de la harpe. En réalité, les montagnards de l'Écosse étaient encore récemment, comme les Monténégrins, les Mirdites, les Albanais, des peuplades de pasteurs guerriers, toujours en lutte ave: leurs voisins : c’est à grand’ peine qu'on a pu les réduire par la construclion de forts au confluent des vallées, La solidarité était grande entre gens de même famille et familles de même souche, se distinguant des autres, comme les tribus des Peaux-Rouges, par leurs airs et leurs cris de guerre, leurs animaux ou leurs plantes symboliques, les couleurs de leurs vêtements : le danger commun en faisait autant de frères. La race se divisait ainsi en une quarantaine de clans ou nations, et si l’on tient compte des familles des Lowlanders, en une centaine même”; quelques-unes de ces ibus, qui subsistent du moins par le nom, comprenaient plus de dix mille personnes *. Les membres de chaque clan, portant tous le mème nom, élaient cousins jusqu'au centième degré et même au delà. Ils combattaient ensemble et, solidaires d’une cause commune, travaillaient ensemble 1 D' Johnson, Tour in the Western Islands.

? Anderson Smith, Lewsiana.

5 Keltie, History of Scotland.

# Membres des principaux clans en 1853 :

Mac-Gregor . . . . . . . . 36000 | Mac-Leod. . . . . . . . . 14000 Mae-Kenzie . . . . . . . . 21000 Mac-Intosh . . . , . . . . 11000

Mac-Lean. . . . . . . . . 16000 MacDonald. , . . . . . . 10000

Ar

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