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Henri VIE, alors que ce prince était au plus haut de sa puissance, la Palissade de la colonie anglaise n'embrassait plus qu'un espace d'environ 92 kilomètres autour de Dublin. Mais plus de quatre cents années d’occupalion partelle avaient beaucoup fait pour mêler le sang des deux peuples et pour répandre la langue anglaise dans certaines parties de l'rlande. Plus tard, lors des guerres religieuses, Frlande, eomplètement subjuguée, fut encore dévastée : des villes entières perdirent leurs habitants, soit par le massacre, soit par la déportation en masse où par l'exil, et la distribution des terres conquises se fit partout au profit des colons de la Grande-Bretagne. Élisabeth déjà distribue aux colons anglais un territoire de 80 000 hectares dans la province de Munster; Jacques [°° confisque six comtés du nord, Armagh, Cavan, Fermanagh, Derry, Tyrone, Donegal, pour y introduire des protestants anglais et écossais, puis, grâce “ux subtilités de jurisprudence, il se fait concéder en divers districts 180 000 hectares, qu'il distribue également à des immigrants de lile orientale". Lors de la Révolution puritaine, le Parlement commence par concéder un million d'hectares à des prêteurs anglais, et quand les eatholiques sont définitivement vaineus, il leur assigne comme résidence les campagnes du Connaught et du comté de Clare, car les villes mêmes de ce territoire devaient être habitées par des protestants. Leur borne du côté du sud était le cours du Shannon, et tout Irlandais trouvé sur la rive gauche du fleuve pouvait être tué par qui que ce fût, sans qu'il y eût malière à procès : € Aller en enfer ou en Connaught » est un proverbe qui date de celte époque. Sans doute, beaucoup d'Irlandais catholiques, connus sous le nom de tories, restèrent, en dépit des ordonnances, dans les provinces interdites, surtout dans les montagnes de Tvreonnell, dans celles de Galtymore et de Kerry, de même que dans les régions presque inaccessibles des tourbières tremblantes ; en outre, les propriétaires euxmémes eurent soin de garder des paysans pour cultiver leurs domaines. D'ailleurs, parmi les protestants de cette région, tous n'étaient pas des colons étrangers; mais ceux-ci n'en constituèrent pas moins une part trèsconsidérable de la population d'Irlande, et plus tard Pimmigration pacifique des Écossais Hit de la province d'Ulster un pays qui ressemble à beaucoup d'égards par les mœurs de ses habitants aux Lowlands de la rive opposée. Des Ncots irlandais avaient colonisé l'Écosse ; à leur tour, des Scotchmen descendaient en Erlande. Ainsi, par les habitants d'origine anglaise et écossaise, li transition entre les Anglo-Celtes de l'île orientale
Diagurd. — Halluin; — Gustave de Beaumont, l'Irlande sociale, politique el religieuse.
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