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milieu des bruyères. Mais de tous les anciens monuments de lfrlande, les plus remarquables et les plus mystérieux à la fois sont les € tours rondes » (round towers), qui s'élèvent çà et à dans toutes les parties de l'ile. Entiers où en ruines, ces édifices sont au nombre de 85 en Irlande, tandis qu'en Écosse, où ils ont été construits probablement par des hommes de même race, on n'en compte que deux : dans le reste de l'Europe, il n'existe pas de tours rondes de même architecture. Les round toers de lirlande ont quelque ressemblance avec les minarets ; quelques-unes sont construites en pierres brutes, non touchées par le ler; d'autres sont en pierres taillées : la plupart sont isolées et se dressent en moyenne de 21 à 59 mètres, sur un diamètre de 5 à 5 mètres : les murs vont en s’amanecissant de la base vers le sommet, et sauf quatre exceptions, les seuils des portes sont à une certaine hauteur au-dessus du sol". De 5 Yae qu'aux nuraghe sardes, on a donné pour architectes aux tours rondes les peuples les plus divers : les uns y voient des monuments phéniciens où carthaginois, les autres des tours d'adorateurs du feu; des Grec aux Bünois, tous ont été désignés comme les bâtisseurs de ces monuments, sur lesquels se tait l'histoire, Il est certain, en tout cas, que ces Lours n'ont point été élevées par les Danois, car s'ils n'en construisaient point dans leur propre pays scandinave, comment, dans un pays étranger, auraient-ils eu Pidée d'édifier des tours dont ils ne trouvaient le modèle ni dans leur propre patrie, ni dans la contrée qu'ils venaient coloniser? Les tours rondes sont probablement un produit sponné de larchitecture irlandaise, et l’on pense maintenant qu'elles furent bâties du neuvième au douzième siècle, les unes comme beffrois et tours de guet, — ce sont les monuments isolés, — les autres comme annexes des édifices religieux. [est vrai que nul document monastique ou ecelésiastique de lrlande n’en fait mention *, à moins qu'il ne faille v voir des clocteachs, c'est-à-dire des clochers, ainsi que la supposé l'archéologie Petrie. On a reconnu que la tour de Kilkenny et plusieurs autres avaient été bâties sur l'emplacement de cimetières chrétiens, même postérieurs à l'arrivée de Patrick, car les morts y sont tous étendus dans le sens de l'est à l'ouest. Mais quelle qu'ait été l'origine de ces tours, le clergé Sen empara certainement dans le moyen âge, car des églises et des chapelles se trouvent dans le voisinage, et en plusieurs endroits au nombre de sept, probablement en vue de quelque considération mystique. Maintenant les 1 Hall and Mistress Hall, Jreland, ils Scenery and Character.
# J. Bourke, The Aryan Origin of the Gaelic Race and Language 5 Dunraven, Notes on lrish Architecture.
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