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UNIVERSITÉS DES ILES BRITANNIQUES

roturicrs, ont été abolies. La religion anglicane n’est plus imposée comme elle l'était jadis, et parmi les tutors il en est qui non-seulement n’appartiennent pas à ce culte, mais en sont même les ennemis déclarés. Le nombre des étudiants en théologie a diminué dans les deux universités et les évêques commencent à se plaindre de la difficulté qu’ils ont à recruter le personnel de leurs églises. En moyenne, le nombre des jeunes gens qui sortent de l’université pour entrer dans les ordres est évalué au quart des étudiants". Jadis Oxford était principalement l’université des torres, Cambridge celle des whigs. De nos jours, cette dernière représente surtout les opinions modérées, tandis qu’Oxford renferme plus d'étudiants appartenant aux extrêmes de tous les partis et de toutes les opinions, d’un côté conservateurs, de l’autre socialistes.

Grâce à l'institution, par le sénat de l’Université de Londres, de conseils d'examinateurs devant lesquels peuvent se présenter désormais les jeunes gens, garçons ou filles, pour obtenir leurs diplômes, le monopole de l’instruction supérieure a été enlevé aux ‘universités officielles du Royaume- Uni”, et d'importantes écoles, à Londres, à Birmingham, à Manchester 21 ailleurs, préparent les étudiants aux examens des sciences. Les écoles de droit ou plutôt de procédure sont les études des avocats au Temple de Londres et dans le voisinage de toutes les grandes cours de justice. De même, des écoles de médecine sont attachées aux hôpitaux les plus considérables. Grâce à l'impulsion donnée par le musée de South-Kensington, plus de 50 000 jeunes gens fréquentent les 144 écoles spéciales d'art, et plus de 550 000 enfants suivent les cours de dessin dans les écoles primaires. Mais on s'étonne que l'Angleterre, ce pays industriel par excellence, ne possède pas une école pour le génie civil. La tentative faite à Durham n’a guère réussi : très-peu d'élèves se sont présentés pour profiter de ses cours. Essentiellement pratiques, les usiniers anglais veulent avoir sous la main des ingénieurs qui connaissent à fond leurs chantiers et qui ne changent rien brusquement à l’ancienne routine. Un jeune homme muni d’un diplôme d’ingémeur court plus de risques d’être refusé par un entrepreneur qu'un simple commis dépourvu de connaissances spéciales : celui-ci du moins n’a pas de prétentions gênantes pour le patron, et peut être employé pendant une année ou deux ainsi qu'il plait à ses chefs *.

1 Walter Copland Perry, Deutsche Rundschau, Feb. 1878.

8 Universités d'Angleterre : Oxford, Cambridge, Durham.

» d'Écosse . Glasgow, Edinburgh, Saint-Andrews, Aberdeen,

» d'Irlande : Dublin.

3 Demogeot et Montucci, De l'Enseignement secondaire en Anglelerre et en Écosse.

| Quant à l’enscignement, vrai ou faux, bienfaisant ou funeste, qui se il continue, en dehors des écoles et des universités, par les hvres', les jourà naux”, les cours publics, les expositions, les réunions scientifiques et F1 littéraires, 1l prend une importance de plus en plus grande dans la vie de 1 la nation. Si d'autres nations, l'Allemagne surtout, peuvent revendiquer | l'honneur d’avoir eu des gazettes avant l'Engleterre, il est certain que la 1 presse a conquis pour le première fois une influence politique réelle lors ! de la révolution qui renversa Charles I". Les assemblées populaires ou | meelings, qui sont devenues une des grandes institutions nationales, ont Ù 4 eu lieu pour la première fois vers 1769, suivant les formes observées k encore aujourd'hui. Enfin les cours publics sur l’art, la science, ll à l'hygiène, la politique, sont des innovations modernes, mais à peine moins | 4 nécessaires à l'Anglais que le journal, pour lui faire passer agréablement | des heures de repos, soit en l’instruisant ou du moins en le renseignant 1R sur ses intérêts, soit en caressant sa vanité nationale ou en flattant ses 4 passions du moment.

l É La Société « Royale », fondée en 1660, est la première compagnie | savante du Royaume-Uni. Ce n’est pas une société fermée : le nombre de [, % ses membres n’est pas limité, si ce n’est pour les associés étrangers, | lixés à cinquante, et tout Anglais qui s'occupe de questions scientifiques | peut ambitionner le droit, fort apprécié, de mettre après son nom les trois lettres F.R.S. (Fellow of the Royal Society); d'ailleurs, les traditions | de « loyauté » et de courtisanerie s’y sont maintenues jusqu’à nos jours. Les formalités d'admission sont assez rigoureuses, sauf pour les lords ou fils de lords, les ministres et les ambassadeurs, qui sont nommés sur la | présentation d’un seul membre et dans la séance même où leur nom est : proposé. Malgré cette déference traditionnelle envers l'aristocratie, la

1 Ouvrages publiés dans le Royaume-Uni : 4854 en 1875; 4888 en 1876; 5095 en 1877.

: » » » » en 1877. . . 3049 livres nouveaux.

| | » » » » » . . . 2046 éditions nouvelles, Ouvrages d'éducation et pour les enfants. . . . . . . . . 1051

i ROMANS Re dt de ben dem cu oc es di 1008

Ouvrages de littérature, poésie, drame. . . . . . . . . . . 766

1 » de sciences diverses et d'art. . + . . . . . . . 1993

» OO SE se ets pole FAN D 737

» CGR EN RE Re el D 214

2 Journaux publiés dans le Royaume-Uni en 1877. . , . . . . 1885 Autres recueils. . , + 0 + © + 0 + à + + + oo 818 fl Bulletins de sociétés savantes . . . . 4 , , + . . . . . . 56

Ensemble : Journaux et revues. . . . . . 2759 | 4 3 Buckle, History of the Civilization in England. ?

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