‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 522 sur 552 · STAFFA. — VUE PRISE DU SOMMET DE LA FALAISE · texte numérisé non relu

STAFFA. — VUE PRISE DU SOMMET DE LA FALAISE

Lessin de Taylor, d'après une p'otographie de M. William Wilson,

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FARÔOER. 895

du Kodlen, qui n'a pas moins de 540 mètres d'escarpement vertical et qui se compose dans toute son épaisseur de strates alternant par centaines,

N° 200, == FÂNÜER,

Proforudeurs de moins de 200, de 200 mètres au-delà. 1 : 2000 000

10 kil.

les unes consistant en argiles et en tufs de couleurs claires, ies autres formées de trapps presque noirs : l'aspect de la roche est celle d'une im-

mense draperie rayée.

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Les Färôer sont l'archipel de l'Atlantique boréal le plus complètement baigné par le courant d'eau tiède qui vient des régions tropicales, apportant des graines, des troncs d'arbres où même, comme en 1817, un fragment de canot d'acajou, percé par les pholades!; c'est à l'est seulement que se fait sentir dans les parties superficielles de la mer l'influence du courant d'eau froide, La température moyenne du flot qui heurte les rivages des Fürüer ne change que d'environ 2 degrés pendant l'année : de 7°, en janvier, elle s'élève à 9°,5 en juillet; peut-être n'existe-t-il point, en dehors de la zone équatoriale, de parages marins où l'écart annuel du froid et du chaud soit moins considérable, Dans l'air, la variation moyenne de l'été à l'hiver dépasse à peine 7 degrés; en plein janvier, sous la même latitude que le Labrador, et tandis qu'il gèle sur maint rivage de la Médilerranée, la température atmosphérique des Färôer est d'environ 5 degrés ; le ciel des îles est bas et humide, gris de vapeurs ou ruisselant de pluies. Ce n'est pas la chaleur, c'est a lumière qui manque : aussi presque tous les champs sont-ils inelinés au sud, afin de recevoir les rayons du soleil ?. Les hivers n'ont pas de frimas, mais les étés sont sans chaleur ; les tempêtes sont fréquentes ; des origes, venus de l'ouest comme les flots do l'Atlantique, bouleversent souvent les flots et leur fureur s'ajoute à la violence des marées qui se rencontrent dans les détroits et font tourbillonner leurs courants en « moulins » redoutés des pêcheurs.

Les seuls mammifères sauvages de l'archipel étaient diverses espèces de souris, fidèles parasites de l'homme ; mais depuis le milieu du siècle une espèce de lièvre, lepus alpinus, à été introduite dans les îles de Strômô et d'Osterd el s'y est multipliée en nombre considérable, En revanche, on n’a point réussi dans les tentatives d'acelimatement du coq de bruyère. Les repliles, les amphibies manquent complètement à la faune de l'archipel. Mais les oiseaux de mer se voient par myriades autour des îles et surtout des îlots inhabités; en moyenne, les chasseurs prennent chaque année 250 000 lundes (Fratercula arctica), dont les plumes sont un objet de commerce important, Les poissons foisonnent sur les bas-fonds des alentours. Les banes des Färôüer sont très-fréquentés pendant la saison, surtout celui qui s'étend à 55 kilomètres à l’est et que les marins anglais appellent le Bone-bed su « Lit d'Ossements », à cause des amas de débris qui le recouvrent : ainsi que le prouvent les fossiles, ces bancs ne peuvent être que d'ancicunes terres immergées. La plupart des pêcheurs de toutes les nations qui visitent ces bancs tuent et préparent le poisson sur leurs chaloupes ;

! Lymgbye; — Sartorius von Waltershausen, Physisch-Geographische Skisie von Island.

> Robert Chambers, Tracings of Iceland and the Feroe Islands.

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