AGRICULTURE DE LA BELGIQUE
ches ont été des plus utiles pour la science. Maintenant les jardiniers belges n'exportent pas seulement des fleurs en Angleterre, en France, en Allemagne, en Russie, dans tous les pays d'Europe ; ils en expédient aussi dans le nouveau monde, aux contrées mêmes d’où sont venues les plantes originaires. D'ailleurs, la culture des fleurs n'est pas en Belgique une simple industrie de luxe. Les fleurs sont presque le nécessaire dans les maisons belges : en mainte demeure où l'air pénètre difficilement, tout chargé des impuretés de la rue, on voit pourtant sur chaque fenêtre la pourpre ou l'azur des corolles se mêler à la verdure des feuilles.
En Belgique, du moins dans les régions de la plaine, la terre est extrêmement divisée et, grâce au labeur acharné de ceux qui en possèdent une petite part, elle produit d'autant plus qu'elle est partagée en parcelles de moindre étendue". Dans la Flandre orientale, le cultivateur, exploitant en moyenne un peu moins d’un hectare, parvient à nourrir presque autant de personnes que le travailleur anglais disposant d’un terrain triple en étendue. Môme dans la Campine, où pourtant les bruyères couvrent une surface considérable, les domaines agricoles ne sont pas grands : à peine en compte-t-on une trentaine ayant une superficie de 100 hectares; ils ont en général de 10 à 50 hectares. Les machines, que l’on s’attendrait à trouver en multitude en un pays aussi bien cultivé que la Belgique, y sont au contraire assez rares : la bêche, tel est l'instrument qui fait la richesse des Flandres comme celle de la Lombardie, Mais c’est précisément dans les pays de la Belgique où la terre est le mieux cultivée que les travailleurs du sol gagnent le moins, sont le plus mal nourris. En général, la population agricole ne mange que du pain de seigle ou de méteil, des pommes de terre, quelques légumes, et ne boit que du lait battu et du café à la chicorée ; la viande et la bière sont réservées pour les jours de fête?, Dans les Ardennes, où les salaires sont deux fois plus élevés, les vivres sont aussi à meilleur compte. Sur le sol le moins riche, le travailleur est le plus à son aise.
La Belgique a beaucoup plus de chevaux qu’on ne pourrait s'attendre à en
! Division de la propriété en Belgique, en 1876 :
Nombre de parcelles. . |
Etendue moyenne de la parcelle.
Nombre des propriétaires. . . . . . . . 1131112
Étendue moyenne des domaines agricoles. 2 hect. 60
(E. de Laveleye, Patria Belgica, 1. 1, p. 506.) * Salaire moyen de l’ouvrier agricole en 1873 : Flandres... . . . . .. . . .. de fr. 20 à 1 fr. 50.
Hesbaye . ep nn noue co 0 AO Ardennes, . . . de 2fr, 50 à 5 fr. (E. de Laveleye).
mes 2 rs
Pr
ER
FÆ
ner Es
peer a