ÉCOLES, ASSOCIATIONS DE LA BELGIQUE
en moyenne ; mais ils se sont notablement relevés pendant le cours de la dernière génération. Si des provinces wallonnes occupent le premier rang par le nombre des enfants assis sur les banes de l'école, c'est aussi un pays wallon qui se trouve relégué à la dernière place,
L'instruction moyenne se donne en près de 200 établissements, appartenant soit à l'État, soit à l'Église, à des particuliers où aux communes". Le nombre des élèves qui fréquentent les établissements dirigés par le clergé dépasse celui des élèves recevant l'instruction dans les écoles laïques.
L'amour de l'association, qui est passé dans le sang des populations flamandes, pourrait être un grand avantage pour elles et faciliter leurs progrès en connaissances de toute nature. Grâce à cette facilité de groupement, les écoles d'adultes, d'ailleurs aidées, en cas de déficit, par des subventions de l'État, sont devenues très-nombreuses dans les Flandres, beaucoup plus que dans les pays wallons : en un grand nombre de communes, plus du dixième des habitants se trouve groupé dans ces écoles, qui d'ail. leurs, il faut le dire, n'ont pas toujours l'étude pour unique but. Dans les villes, dans les gros villages, tous les citoyens appartiennent à des groupes divers de partis, d'affaires, d'utilité publique où de plaisir; beaucoup de personnes seraient même en peine d'énumérer tous les cercles dont elles font partie. Les sociétés n'ont pas, ilest vrai, l'importance et la solidité qu'elles avaient au moyen âge, lorsqu'elles formaient une cité dans la eité et que leurs membres avaient à se dévouer pour lintérèt commun ; mais elles ont l'avantage de laisser un beaucoup plus libre jeu à l'individu et de ne pas l'envelopper de formules et de pratiques. n'est pas une cité où l'on ne compte plusieurs centaines d'associations, des elubs politiques, de science et d'art, des sociétés colombophiles qui font voyager des pigeons”. Aucun pays du monde, en proportion de la surface du sol et du nombre des habitants, n'égale la Belgique par la foule des sociétés musicales; lors des fêtes, telle ville peut fournir à elle seule des milliers de chanteurs : les rues sont obstruées par les cortèges des sociétaires, ous revêtus de leurs insignes.
On comprend quelle large part a le plaisir dans toutes ces associations qui se forment et se reforment incessaumment sur tout le territoire de Ta Belgique et principalement dans les provinees occidentales. En prévision des
! Athénées, écoles moyennes, collèges en 1N76 : État 91; évêques et congrégations N4:; particuliers 20: communes 3. Élèves des écoles de l'État et des communes 17 SSL. ? Pigeons belges expédiés par chemin de fer en mai 1878. en France, en Halie, ete, : 197 000.
(Bauduin, Notes manuscrites.)
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fêtes et des kermesses, les ouvriers et les ouvrières des villes industrielles À
s'organisent en compagnies de dix à vingt couples, à la tête desquelles se
trouve un capitaine, maître absolu des cérémonies : c'est lui qui choisit le
local de danse, organise la fête, se charge au besoin de diriger la défense
commune en cas de disputes. Des mois, parfois même des années d'éco-
nomie sont nécessaires avant que la fête projetée puisse avoir lieu, et que si de fois la maladie, le chômage ou la grève sont venus mettre à néant | à] Le toutes ces espérances de plaisir! Mais de nouvelles sociétés se fonden. et us ‘à les occasions de joie et de bruit ne manquent jamais de se retrouver". ” it 1 En aucun pays du monde, les tavernes, les salles de bal et les cafés n’ou- D: "4 : vrent plus largement leurs portes pour inviter les passants. Bruxelles et ses u H faubourgs ont près de neuf mille établissements pour le débit des boissons, d g c'est-à-dire un pour quarante personnes; or, le cabaretier étant d'ordi- u + bi naire le locataire principal des maisons et par conséquent électeur, il se à pl trouve que la classe la mieux représentée au point de vue politique est celle 4 LL des débitants ; elle compose une grande partie du corps électoral. La dépense de
ordinaire d'un buveur moyen ne peut être évaluée à moins de 180 francs É par an, et les menus frais pour les liqueurs et le tabac doublent toujours 3 de la somme enlevée au ménage. Parmi tous les pays d'Europe, la Belgique b 4 est celui dont les habitants réduisent en fumée la plus grande quantité de 4 de tabac : ils dépassent même à cet égard leurs voisins de la Neerlande et de m l'Allemagne *. ” le % Ta * É pa : gl | La Belgique, monarchie constitutionnelle parlementaire, ressemble aux 3 la Etats continentaux de même forme politique par la plupart des traits de son L { organisation administrative. Les eiloyens y sont groupés en communes, qui 4 " sont considérées comme des « personnes politiques et civiles », et ces com- Ë ue munes, à leur tour, sont réunies en provinces, ayant aussi leurs électeurs, 4 à leurs autorités propres. Enfin l'État, composé de provinces, est un corps à d
unique régi par un pouvoir législatif élu, par un pouvoir exécutif que re- E. présente la personne du roi, #t par un pouvoir judiciaire. ù
! Oetker, Belgische Studien, Vereinsleben und Schaubelustigungen. ; “ # Consommation du tabac en 1875 : À De Belgique... . . . , 950 kil. par 100 hab. | France... . , NO kil. par 400 hab. 3 Dvl Neerlande.. ,, . , . 200 » » | Angleterre... , . , 62 » » : ÿ
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