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leurs noms. Grâce aux leçons des muezzins de la mosquée, les enfants musulmans de Lech étaient les seuls qui eussent le privilége d'étudier
quelque peu. M. Wiet nous apprend qu'en revanche l'agriculture est rees
d'Ai disti
‘altivement développée chez les Mirdites; obligés pour vivre de cultiver avec soin les vallées de leurs âpres montagnes, ils réussissent à leur faire
rendre de plus belles récoltes que celles de Va plaine, habitée par une exp
ville chuis bell
rocl
population plus indolente.
ar un singulier contraste historique, les descendants les plus directs de ces antiques Pélasges auxquels nous devons les commencements de notre civilisation européenne sont encore parmi les populations les plus barbares
du continent. Mais eux aussi doivent se modifier peu à peu sous l'influence
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générale du milieu qui change sans cesse. Un des exemples les plus reraar- Ps
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quables de cette transformation graduelle est fourni par les émigrations des <
A à Hits $ ; , à RTL Épirotes et des Chkipétars du Sud. Récemment encore, ces terribles batail-
leurs, bien différents des montagnards des autres races, et notamment des
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Linzares, qui vont toujours gagner leur vie par le travail ou le commerce,
S'expatriient uniquement pour aller combattre; comme les anciens hoplites NOR + ‘ << car de l'Épire que lon voyait sur tous les champs de bataille de la Grèce et de la |
Grande-Grèce, ils n'aimaient que le métier facile et dégradant de soldats ie mercenaires. Au siècle dernier, les jeunes gens de l'Acrocéraunie se vendaient u en assez grand nombre au roi de Naples pour lui former tout un régiment, de le «Royal Macédonien ». Encore de nos jours, beaucoup de musulmans et mème des Tosques chrétiens continuent d'aller se mettre à la solde des pachas a et des beys. Connus en général sous le nom corrompu d'Arnautes, on les voit dans les parties les plus éloignées de Pempire, en Arménie, à Bagdad, de dans la péninsule Arabique. Après un temps de service plus où moins long, ji la plupart des vétérans se retirent dans les terres que le gouvernement : leur concède : de là ce nombre considérable de «villages des Arnautes » ds (Arnaout-Keuï) que l'on rencontre dans toutes les contrées de la Turquie. ï Toutefois les guerres devenant de plus en plus rares, le métier de soldat le mercenaire à graduellement perdu de ses avantages, et par suite le nombre ; des Albanais qui émigrent pour gagner honnêtement leur vie par le travail | augmente chaque année. Comme les Suisses des Grisons, et sous la pres- L sion des mêmes nécessités économiques, les Chkipétars quittent leurs monlagnes avant le commencement de l'hiver, et vont au loin dans les plaines 1 exercer leur industrie. La plupart reviennent au printemps, avec un petit ;
pécule que n’eût pu leur procurer la culture de leurs rochers ingrats ; mais
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