‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 232 sur 545 · FLORENCE · texte numérisé non relu

FLORENCE

dant les siècles du moyen âge provient de ce qu'elle était alors une étape nécessaire sur le chemin qui, de PAllemagne et de la Lombardie, mène par Bologne dans l'Italie méridionale. Tant que l'initiative était partie de Rome, tous ceux qui voulaient se rendre de la vallée du Tibre vers le versant opposé de l'Apennin se hâtaient de franchir la montagne au plus près et redescendaient au bord de l'Adriatique vers Ancone ou Ariminum. Lors de l’abaissement de Rome, quand le reflux des peuples barbares s'opéra dans la direction du nord au sud, le chemin naturel devint celui qui des plaines lombardes gagne la vallée de l'Arno par les brèches de l'Apennin toscan. La route de guerre étant en même temps une route de commerce, un grand centre d'échanges et d'industrie devait naître dans ladmirable bassin. La « Ville des Fleurs » grandit, prospéra et devint la merveille que l'on voit aujourd'hui. Mais ses richesses même lui devinrent fatales. Les banquiers, dont les coffres recevaient une grande part des trésors de l'Europe, se firent peu à peu les maîtres de la république. Les Mediei prirent le titre de € princes de F'État », et telle était la force d'impulsion donnée par la liberté première, que leur domination coïncide tout d'abord avec leffloreseence de l'art; mais bientôt les caractères S'avilirent, les citoyens se changèrent en sujets et cessèrent de vivre par la vie de l'esprit,

Comme aux beaux temps de la Hiberté républicaine, Florence à toujours dans son travail d'abondantes sources de revenus. Elle a ses fabriques de soieres el de lainages, ses ateliers de chapeaux de paille, de mosaïques, de porcelaines, de & pierres dures » et d'autres objets qui demandent du goût et de la dextérité de main, Mais tout ce travail d'art et d'industrie, joint aux produits agricoles de la plaine et au mouvement commercial apporté par les routes et les chemins de fer qui convergent dans ses murs, n'en ferait qu'une grande ville italienne, si elle n'avait la beauté de ses monuments; c'est à eux qu'elle doit d'être un des centres d'attraction du monde entier et le principal rendez-vous des artistes, Plus que toute autre cité de Ftalie, plus même que Venise, Florence la @ Belle » est riche en chef-d'œuvre de l'architecture du moyen âge et de la Renaissance, Kes musées, les Uffizi, Le palais Pitt, l'Académie des Arts, sont parmi les plus beaux de l'Europe et contiennent plusieurs de ces œuvres capitales qui sont le trésor le plus précieux du genre humain; ses bibliothèques, là Lauren tienne, la Magliabecchiana, sont riches en manuserits, en documents, en livres rares, La ville, quoique sombre d'aspect, est elle-même un musée par ses palais, ses tours, ses églises, les statues de ses rues et de ses places, ses maisons qui liennent de la forteresse et du palais. Le dôme de Brunellesehi, le eanpanile de Giotto, qui, d'après les ordres de la Répu-

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