‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 310 sur 545 · N° 110. — PROFONDEURS DE LA MER AU SUD DE LA SARDAIGNE · texte numérisé non relu

N° 110. — PROFONDEURS DE LA MER AU SUD DE LA SARDAIGNE

Echelle de 1: 2000000 o 50 109 350 Hül.

Ah à D ne ne + ie

ET Prfindeurs de 0 à 100 Mêtres WU Prefondeurs de 50v à 1000 Hètres

Ne de ve à Soo.ttètres UT é de 1000 à 2000 Metres

EX d'rofondcurs de 2000 Setres et plus

grande profondeur est de 510 mètres. Au point de vue géologique, la Corse et une partie considérable de Ta Sardaigne sont une même terre; elles présentent les mêmes formations, et les îlots, les rochers, les écueils semés dans les

«bouches » de Bonifacio sont bien les débris d’un isthme que la mer a rompu. Mais si les deux îles se rattachaient l'une à lautre, par contre, l'étude des terrains fait croire qu'à une époque peut-être récente la Kardaigne se composait de plusieurs îles distinctes. La principale continuait au sud la chaîne montagneuse de la Corse; les autres étaient éparses à l’ouest, au bord de détroits peu profonds que des alluvions, les déjections volcaniques \ et peut-être une poussée souterraine ont graduellement exhaussés. La forme

de sandale qui a valu à la Sardaigne son ancien nom grec d’'Ichnousa est donc

toute fortuile, puisque l'île se compose géologiquement de plusieurs terres distinctes. Le sillon intermédiaire qui les sépare à été de tout temps le ehemin naturel entre le golfe de Cagliari et la mer de Corse, et c’est à que passent maintenant la grande route longitudinale et la voie ferrée non encore terminée, qui lui est parallèle.

Les montagnes de la Sardaigne commencent déjà dans les eaux du passage de Bonifacio par les sommets des îlots de la Maddalena et de Caprera, puis

elles se dressent rapidement pour former le massif de la Gallura, dont Ê les pies nou creux, les chaînons détachés, les vallées sinueuses s'enchevètrent en un, titre chaos, mais qui dans son ensemble constitue un bourrelet de souis\e"cent dirigé vers le sud-ouest. Une dépression profonde,

que route et chemin de fer ont empruntée pour réunir les deux rivages de

l’île, limite ce massif du eôté du sud; mais immédiatement au delà, la grande chaîne, épine dorsale de la Sardaigne, se relève brusquement pour longer toute la côte orientale de File jusqu'au cap Carbonara, où les monts viennent plonger leurs bases dans les eaux profondes. Comme celle de la Corse dont elle est le prolongement moins élevé, cette chaine est composée de roches cristallines et schisteuses, mais elle en diffère par la disposition de ses pentes latérales. Tandis que les montagnes corses ouvrent leurs th vallées les plus longues dans la direction de l'est vers les eaux italiennes et s'inclinent d'une pente plus rapide vers la mer occidentale, le brusque escarpement de la chaîne sarde est, au contraire, du côté de l’est, et c’est l'autre versant qui présente les longues déelivités et les chaînons $’abaissant par degrés, On peut dire que, par suite de cette disposition des montagnes, la Sardaigne tourne le dos à l'alie; elle ne lui montre que ses côtes les plus abruptes et ses districts les plus sauvages. Dans son ensemble, le pays s'incline à l’ouest vers le vaste bassin maritime, relativement solitaire, qui le sépare des côtes d'Espagne. La prise de possession de la Sardaigne par le gouvernement espagnol n'aurait done pas manqué d’être justifiée par des arguments géographiques de quelque valeur, s'il pouvait y avoir d’autre raison que la volonté des populations elles-mêmes.

È | æ ; MONTAGNES DE LA SARDAIGNE. DS3 LERe À mer à a a . . RÉ NMIESEN contre Les plus hauts sommets de l'ile s'élèvent vers le milieu de la chaîne ES [BTE , ; : : " . £ l Ÿ laut cristalline. Là se dresse le Gennargentu (montagne d'Argent), appelé aussi DRUNEL ia L 7e less 1 è ne Punta Florisa; c’est le seul pie de la Sardaigne dont les anfractuosités | AT L L (1 " ant ie: aucœûr de L'été. -Ax ; ingé- LEE L'Otost: gardent encore un pe u de neige au cœuI de Pété, Avant que les \nge ne niques \ nieurs eussent mesuré les cimes, les habitants du nord de l'ile, qu'une “PE è . D : CE s. 14 / ï , tITAE HE:

ie ; grande rivalité anime contre leurs voisins du midi, prétendaient posséder DORE) Am lon sur leur territoire le vrai dominateur des monts sardes; mais ils se trom- 1 : U ‘ à : : a fon . . ns, ne 4 F F3 tétfes paient de beaueoup : quoique superbe de formes, le Gigantinu où «Géant », 5 ARMES le che- !

ue pas- 4 N9 0111, — DÉTROIT DE BONIFACIO. î : à | RTS encore Hi : 13 | ac 4 1 ASSALC | , puis | , dont chevé- | ue un fonde, | AL, | DETr DE cmt.

DCS de ; ROUE, nr: tee Shine | | mb d, a w 10 À Ar ES à pou ee. à NL RE due | opus gLde Li Madeleine | Le nonts Ne de la dE | posée ss Caprerol tion __— lei ils dapresles Cartes de la Marins et lalarmora Gt | : : ; Echelle de 1.500.000 : ÿ + nnes : o 5 10 10 » WE ti 1 k ÿ isque RE M D ee Gide Re NO 15 À | à c'est ; . : ‘ é À LÉ Rx , et son voisin le Balestreri, qui dominent les monts dans le massif septen- ï..| nie jh bais- . De ù sets Vers NET trional de Limbarra, latéral à la grande chaîne, s'élèvent à peine aux deux 4] fl! à non- : e 3 ; tiers de Là hauteur du sommet principal. 1Ÿ » sCS x : Ur: {l b À l’ouest de ces monts appartenant au système corsico-sarde, des groupes ONE 1b1e , VS ; ; ; : s PRIS Ir " secondaires $'lèvent sur les anciennes îles que les formations récentes ont LR il il SOTI- . , N ñ ; " ” ' A . ER k hi:

Juxtaposées à la masse principale de la Sardaigne. Une de ces régions insu- 1 £: e Îa ‘ ‘ y sn : + , Hi ‘ laires est signalée par les roches granitiques de la Nurra, presque inha- “1 { Ba èlre . , dsl s ,s À , EUR bitées, malgré la fertilité de leurs vallons, et par l'ile d'Asinara, toute Li vait ! : à . : MR UE | peuplée de tortues, qui se recourbe à l’ouest de a mer de Sassari ; 1 He er : 18 14 un autre massif, interrompu lui-même par la charmante vallée de Domus- EE - £:

Novas, occupe l'angle sud-occidental de la Sardaigne, entre le golfe d'Oristano et celui de Cagliari ; c’est, d’après l'avis des géologues, la partie la plus ancienne de la Sardaigne : elle n’a été réunie à la grande île qu'à l’époque quaternaire, peut-être aux temps où la Corse se sépara de sa { voisine par le détroit de Bonifacio; mais l’ancien bras de mer, devenu la plaine de Campidano, s'étale encore, avec un aspect de détroit, sur une largeur moyenne d'environ 20 kilomètres, Enfin, dans la zone intermédiaire qui s'étend à Pouest du grand noyau des montagnes se ramilie larète transversale de Marghine, parallèle aux monts de Limbarra. Là s’étalent aussi de larges plateaux calcaires, percés de roches volcaniques ; mais les anciens cratères n'émettent plus de laves, ni même de jets de gaz; les villageois construisent tranquillement leurs cabanes dans la bouche des voleans, et les fontaines thermales semblent être le seul indice d’un reste d'activité souterraine". Les cônes d’éruption récents s'élèvent dans la partie nord-oceidentale de Pile, entre Oristano et Nassari; il en existe aussi quelques-uns sur la rive orientale, dans la plaine basse du torrent

d'Orosei. Au sud-ouest de la Sardaigne, les formations trachytiques des îles de San F'etro et de Sant’ Antioco sont de date beaucoup plus ancienne; les masses d'aspect architectural y sont nombreuses, et lon remarque surtout le promontoire méridional de Pile San Pietro, dit «cap des Colonnes ». Nes pi rs, etausés de gros blocs angulaires superposés, se dressent, les

uns isolément, les autres en longues colonnades à demi engagées dans la Le) O'+

falaise ; mais on les démolit pierre à pierre, afin d'en utiliser les blocs

! 5 "A : A ; 0 comme pavés, et bientôt cette partie de la côte aura complétement perdu Fees ; DR NE PARTNERS : , ; , vieu sa rangée d'obélisques grandioses, Sant” Antioco, qu'un ancien pont d'une st arche fort élevé réunit à la grande terre, à d'autres curiosités naturelles : liqu k a , . . qu ce sont des grottes profondes où les palombes marines vivent en multitudes. PE due à é 4 ji Les chasseurs tendent des filets à l'entrée, et, pénétrant soudain dans les RU! cavernes à la elarté des torches, capturent à la fois des centaines d'oiseaux des , , ) épouvantés. loin ' , : CE En outre des mouvements brusques causés par les forces volcaniques, la d | s . ° . . ( Sardaigne montre sur ses rivages les traces des oscillations lentes, encore qui inexpliquées, dues au retrait et à l’expansion des assises de la superficie el ? ‘ A , . , or terrestre. Non loin de Cagliari, La Marmora a reconnu d'anciennes plages lége pou 1 Altitudes de la Sardaigne : l mo!

Gennargentu.. . . , . . . 1,864 mût. Nuoro (ville)... . . . , . . . 581 mit. gab Fontana-Congiada, près d'Aritzo.. 1,507 Tempio » . .... .. +... 916 » les Balestreri.. . ,. . . . . ,. . . 1,310 » Ozieri » .......... 9011 » : lit Gigantinu.. . . . . . . . . . 1,310 » Sassari » . . . . . . . . . . 220 »

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