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preuve de goût en allant finir ses jours au couvent de Yuste, un des sites les plus aimables du pays. dadis un plus grand mouvement d'hommes se faisait à la base de la sterra de Gredos, car c'est immédiatement à l’ouest que passait la grande voie stratégique et commerciale des Romains, la via Lata (voie Large), appelée aujourd'hui camuno de la Plata, qui faisait communiquer la vallée du Tage et celle du Duero en empruntant le col nommé Puerto de Baños. L’artère médiane de la Péninsule s’est déplacée; Tolède et Madrid l'ont portée vers les montagnes de la Guadarrama : la ville romaine de Mérida la maintenait autrefois à l'ouest de la sierra de Gredos,
Dans leur ensemble, tous les traits du relief géographique de cette partie
ie absolu SIERRANS DE GREDON ET DE GATA. 670
s belles. re ; ; ; : , de l'Espagne ont une orientation sensiblement parallèle. De la percée de
»st char- à : re | : lAlberche aux collines de Plaseneia el au Puerto de los Castaños, près du
rantes et m . : , l'age, la sierra de Gredos se développe dans le sens du sud-ouest; au sud,
s vergers ê , ee > 4 ‘ ® la petite chaîne de San Vicente et le renflement général des plateaux grani-
, font de , nee \ Ps k Us ; liques situés au nord du Tage affectent li même direction ; FAberehe, dans
HÉSNIE son cours inférieur, le Tietar, le Jerte et le bas Alagon, tous affluents du Tage, se dirigent également vers le sud-ouest; le massif du Trampal projette aussi dans le même sens vers Plisenera sa longue arête Jatérale appelée Tras la Sierra: Ja dépression où passait la voie Large des Romains est précisément orientée de la même manière; enfin la sierra de Gata, qui se dresse de Pautre côté vers les frontières du Portugal, et plus loin les chaînes qui s'élèvent dans jes Hinites ssêmes de la Lusitanie, alignent leurs sommets dans le sens du nord-est au sud-ouest, suivant la direction que présente l'inclinaison générale de la Péninsule vers Atlantique.
La sierra de Gata est encore plus sauvage et moins explorée que celle de Gredos, Eile commence aux sources de lagon sous le nom de Peña Gudina, puis, se dressant à plus de 1,800 mètres, prend la désignation de Peña de Francia (Roche de France), due, parait, à Pexistence d’une chapelle de Notre-Dame-de-France qu'un chevalier d'outre-Pyrénées aurait fait bâtir sur une des eimes les plus esearpées!. C'est dans les gorges de ces montagnes que se trouve l'âpre vallée des Batuecas, restée longtemps presque inconnue. Au sud, une première Celus » formée par une chaîne transversale, que l'Alagon a dû rompre peu à peu sous l'effort de ses eaux, rend Paccès de cette région très-difficile aux habitants de Ta plaine; plus haut, un deuxième détilé défend l'entrée de la vallée; les indigènes $v trouvent enfermés
comme dans une citadelle à double enceinte, Au sud-ouest des Batuecas, une autre vallée, celle de las Hurdes, est également bien défendue par un rempart
siles les à Altitudes des moats et des cols entre l'Êbre et le Tage, d’après Francisco Coello : e faisait ! Pâramos de Lora. . Da 8 à ou AO8S mètres, est que Col de la Brnqula sis la ; RIT : Pie de San Lorenzo (sierra de la Demanda).. 2,305 » À du Duero. | ‘a Lata Au nord du Duero DAME Pet. Vertes ET nmuni- Sierra Cebollera. . 2,145 Puerto Pie de Moneayn. , NS UE 2,946 »
| ! Col de Somosierras. 4 4, 4, 0 à AK Madrid Pie de Peñnalaras. Re ee AUD inc , F ; Col de Navacerrada, ATIS »
inc de Sierra Guadarrama,(, ù LA Col de Guadarramas 0 0 0. . . 1,999 »
Passage du chemin de fer, . 1,599 > partie Alto de la Cierva, 6 a SN INT Plaza del Moro Almanzor (sierra de Gredosr. 2,600
Peña de Francia (sierra de Gata),, , nn. 1,74
de contre-forts ne laissant aux eaux qu’une étroite issue vers PAlagon. C'est là que l’arête de montagnes prend spécialement le nom de sierra de Gata, qu'elle garde jusqu’à son entrée sur le territoire portugais.
À lorient de la Nouvelle-Castille, la plupart des anciennes cartes, et même un trop grand nombre de feuilles récente’, indiquent de hauts remparts de montagnes qui n’ont aucune existence réelle. [n'y a point de chaînes, mais la contrée tout entière est une énorme gibbosité de mille et même treize à quatorze cents mètres d’élévation. À peine quelques petites rangées de collines montrent-elles leurs croupes sur le puissant soubassement : de simples bulles aux pentes fort douces sont le faîte de ee toit de l'Espagne. D'ailleurs les eaux courantes, qui se sont creusé des lits trèsprofonds dans les terrains ‘du plateau faciles à entamer, donnent en plusieurs endroits un véritable aspect de montagnes à des parois érodées ; les roches de grès diversent "1 colorées, les couches d'argile, les strates calcaires de trias ou de jura, entutées iisqu'à des centaines de mètres dans lépaisseur du plateau, feraient croque la région est très-accidentée, tandis que le comblement de ces fosse, de déblai transformerait toute la haute plaine en un désert uniforme, faiblement ondulé.
Une des parties du plateau qui offrent le plus l'aspect d'un massif de montagnes est celle que domine, à Fangle nord-oriental de la Nouvelle- Castille, la «dent molaire » où Muela de San Juan : on peut considérer ces hauteurs comme a principale borne hydrographique de Ti Péninsule entre les versants des divers bassins fluviaux; plusieurs rivières S'en échappent pour aller gagner les plaines inférieures par de profondes gorges, aux âpres rochers d'apparence africaine. Le Tage, le fleuve qui divise l'Espagne en deux parties à peu près égales, y prend son origine; de l'autre côté s’'épanchent le fear et le Guadalaviar, qui sont aussi les fleuves du milieu sur le littoral méditerranéen ; enfin, une des branches principales du Jalon y prend au nord là direction de F'Ébre. Peut-être est-ce à cause de ce rayonnement des eaux dans toutes les directions qu'une arête de sommets, projetée à lest de Ta Muela, est connue par le nom de € monts Universels » (montes Universales). Une autre petite chaîne, située plus à l’est, dans le district d'Albarracin, et dite la sierra del Tremedal est, dit-on, fréquemment agitée par des secousses volcaniques; des gaz sulfureux séchappent parfois des failles ouvertes dans les roches oolithiques en contact avec le porphyre noir et des roches de basalle. Quelques hauteurs triasiques des environs de Cuenca sont aussi fort curieuses, à cause de leurs gisements de sel gemme : les mines les plus connues sont celles de Mingla-
nilla, où l'on pénètre par des galeries souterraines entre des parois de sel
n. C'est le Gata,
rtes, et Is remoint de nille et petites ubassetoit de ts trèsen pluces ; les alcaires l'épais-
tandis | haute
assif de uvellesidérer insule échaprOrUES , divise ie: de ssi les anches est-ce » arète monts lus à lit-on, x S'6mtacl Lriasigiseino la-
le sel