‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 363 sur 545 · VILLES DES CASTILLES, LEON, BÜRGOS, VALLADOLHID, (HA · texte numérisé non relu

VILLES DES CASTILLES, LEON, BÜRGOS, VALLADOLHID, (HA

la magnifique cité » d'Asturiea Augusta, est plus déchue que Leon, andis qu'une autre rivale, Pallantia, la Palencia moderne, doit une cerlaine prospérité à son heureuse position, au point de rencontre de vallées fertiles et de plusieurs routes commerciales. Comme Astorga et Leon, elle à pour monument principal sa cathédrale somptueuse du moyen âge ; mais la ville elle-même se renouvelle à cause des avantages que lui procure le rayonnement des chemins de fer dans toutes les directions, Palencia et la station voisine, Venta de Baños, se trouvent précisément à l'endroit où le grand tronc du chemin de Madrid se ramifie vers la Galice et les Asturies, Santander, Bilbao, Irun et la France. C'est aussi à que viennent S'unir les diverses rivières qui forment le Pisuerga ; leurs eaux, fort abondantes, font mouvoir les machines de plusieurs manufactures de lainage.

Bürgos, la ville qui a conservé une sorte de prééminence comme ancienne apitale de Ja Vieille-Castille, est fort déchue de la splendeur d'autrefois; ses rues et ses places sont ‘presque désertes, et la foule qui se presse à certaines heures devant les églises, les hôtels où la gare du chemin de fer est en grande partie composée de mendiants. Mais Bürgos est toujours une cité fière : elle montre avec orgueil ses édifices anciens, et surtout sa cathédrale, monument ogival du treizième siècle, qui compte peu de rivales en Europe pour le fini des sculptures, la légèreté des flèches et des clochetons, Cette église, ciselée comme un bijou, est celle de l'Espagne dont les reliques et les objets révérés, notamment un fameux Christ, en partie revêtu de peau humaine, sont le plus richement enchâssés; on y voit aussi le coffre célèbre que le Gid avait donné en gage à des Juifs en Femplissant de sable et de « l'or de la parole ». Bürgos, noble entre les nobles, se vante de posséder les cendres du Cid Campeador, que la légende fait naître dans le voisinage, au village de Bivar. Les couvents historiques des environs, la Cartuja de Miraflores, Nan Pedro de Gardena, las Huelgas, sont des édifices qui ont, il est vrai, perdu en grande partie leurs trésors d'art, mais 1ls restent fort curieux par les détails de leur architecture.

Valladolid, qui fut temporairement la capitale de l'Espagne entière, est beaucoup mieux située que Bürgos. Moins haute de 180 mètres, elle jouit d'un climat préférable et se trouve précisément dans la plaine où le cours supérieur du Duero se termine par la jonction de ce fleuve avec toutes les rivières orientales du bassin, le Cega, FAdaja, le Pisuerga, gonflé de l’'Arlanzon, du Carrion, de l'Esgueva. Aussi Valladolid, antique Belad- Oualid, a-t-elle pris une certaine animation, moindre Loutelois qu'au temps où elle était peuplée d'Arabes; elle à de nombreuses fabriques, fondées par des Catalans. Du reste Valladolid « la noble » a, comic

Bürgos, des monuments curieux et des souvenirs historiques, On y montre lu maison où mourut Colon, celle où vécut Cervantes, li riche façade du couvent de San Pablo où résidait le moine Torquemada, que Fon dit avoir prononcé plus de cent mille condamnations et fait périr huit mille hérétiques par le fer ou le feu, C'est dans les environs de Valladolid, non loin du confluent du Ducro et du Pisuerga, que s'élève le château de Simancas, enfermant le précieux dépôt des archives espagnoles.

En continuant de descendre le cours du Duero on rencontre Toro, puis Zamora, jadis nommée «la bien enceinte », des mars contre lesquels vint longtemps se briser toute a puissance des Maures. Plus célèbre par les chants du romancero qui parlent de sa gloire passée que par son importance industrielle dans l'Espagne moderne, Zamora n'est maintenant qu'une sorte d'impasse, et, quoique destinée à se trouver un jour sur la grande ligne qui mettra la ville de Porto en communication avec l'Europe continentale, elle ne se rattache à la frontière portugaise que par de mauvais chemins de mules serpentant sur le flanc des promontoires et dans les gorges périlleuses des torrents, La fameuse Kalamanque, sise sur le Tormes, en face des pronmontoires avancés de la Sierra de Gala, n'est guère mieux pourvue en voies de dégagement vers le Portugal : de ce côté, li nature oppose encore toutes les aspérités de son relief primitif aux rapports entre les hommes,

Nalamanque, antique Salmantiea des Romains, à succédé à Palencia comme siège d'université. À époque de le Renaissance, elle était nonseulement rc mère des vertus, des sciences et des arts », elle était aussi la «© petite Rome eastillane », et Fon peut dire qu'elle mérite encore ce dernier Hire par son magnifique pont de dix-sept arches, qu'éleva Trajan, et par ses beaux édifices du quinzième et du seizième siècle, que distinguent une rare élégance eCune sobriété relative, bien peu connues dans les autres villes de FEspagne, Quant à la suprématie intellectuelle, Salamanque n'a plus de droits à + prétendre, depuis qu'en Sattachant obstinément aux traditions du passé. elle Sest laissé distaneer par loutes ses rivales universitaires du reste de FEurope.

A lorient de Kalamanque, la riche bourgade d'Arevale et ville jadis fameuse de Medina del Campo, que brûlèrent les nobles pendant lt guerre des comuneros ont de Fimportance comme marchés agricoles pour lex pédition des céréales que produisent les campagnes fécondes des alentours; dans le cœur des monts qui avancent au nord de la sierra de Gredos, au bord de P'Adaja torrentueux, un monticule isolé porte la cité d'Âvila, bien autrement curieuse que toutes les villes de la plaine à blé, aux maisons en pisé d'aspect maussade, Auila est encore aujourd'hui, sans changement

DES A DE ARTE nd € an on nr D cn

0 1 97 KK ep crgdeiSoongd aun soide p of$eg ap urssoq

AATIVA LA HIAONDAS IQ HVZVIIV

VNSAUT T 44

montre

ude du

dit le

ile

avoir

héré

non loin

par les

ine sorte

Page 1