‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 373 sur 545 · KES · texte numérisé non relu

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rique : une forêt de pins pignons en a consolidé les talus de quartz blanc.

Au milieu des dunes moins élevées qui dominent les plages de Sanlücar,

les cultivateurs maraîchers ont creusé jusqu'aux terres humides du sous-

sol des cavités profondes appelées navasos et en ont fait de charmants jar-

é dins qui donnent plusieurs récoltes par année.

ù Seul entre tous les fleuves de l'Espagne, le Guadalquivir à l'avantage d'être navigable à une assez grande distance de l'Océan ; les bâtiments de 100 ou de 200 tonneaux qui ont pu franchir la barre remontent le cours de l’eau jusqu'à Séville, à une centaine de kilomètres de la mer. Aïdé, il \ est vrai, par des concessions de priviléges commerciaux et même par des } monopoles absolus de trafie, ce port de rivière avait pu devenir le grand entrepôt des produits d'outre-mer et le marché principal des échanges; il ! est déchu maintenant au profit de l’admirable port de Cädiz; mais des emî barcalions de cabotage viennent toujours y prendre leur chargement de den- 1 rées locales et les bateaux à vapeur descendent et montent sans peine le Guadalquivir entre Séville et Sanlicar. Quant aux autres rivières de PAndalousie débouchant dans l'Atlantique, elles sont innavigables. Le Guadalete, qui se déverse dans la baie de Cädiz, n’est qu'une eau sans profondeur se traînant au milieu des marismas; l’Odiel et le rio Tinto, qui débouchent dans l'estuaire de Huelva, sont des torrents rapides dont les alluvions em-

plissent peu à peu les chenaux navigables de l'entrée maritime, C'est ainsi que le port de Palos, d’où partirent les caravelles de Colon pour la découverte du Nouveau Monde, à été complétement envasé : les masures d'un petit village, des plages indécises que le flot couvre et découvre tour à tour, voilà ce qu'est le lieu célèbre où s’accomplit un des faits les plus importants qui aient inauguré l’histoire moderne!

Mais que sont tous les petits changements géologiques accomplis par les alluvions des rivières, en comparaison de la révolution qui s’est opérée au sud de l’Andalousie et qui à changé les limites de l'Océan lui-même! Il est certain que, par la forme générale de son bassin, la Méditerranée est plus une dépendance des mers orientales que de l'Atlantique. Elle n'est séparée de la mer Rouge, c’est-à-dire de locéan Indien, que par des plages basses et des seuils de poussée récente, où l’industrie moderne à rétabli sans trop de peine un détroit de jonction. Au nord-est, elle est éloignée de locéan ki Glacial par toute la largeur du continent d'Asie; mais cet immense espace est encore partiellement recouvert d'eaux salées et saumâtres qui sont le reste d'une ancienne mer; nulle part le sol ne Sy redresse en rangées de collines et de montagnes semblables à celles qui d’Almeria, en Espagne, à Melilla, dans le Maroc, enceignent la € manche » occidentale de la Méditer-

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