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ports, de viiles et de villages formant comme une grande cité maritime. Près de l'angle septentrional de la baie, qui semble le débris d’un ancien
© littoral rompu par Peffort des vagues, une vieille enceinte d'aspect eyelo- s péen entoure la ville de Rota, rendez-vous des pêcheurs et peuplée de ë vignerons auxquels on à fait une réputation de Béotiens, mais qui n'en } savent pas moins préparer l'un des meilleurs vins de PEspagne. Puis, après 1 une succession de criques et de becs, on voit s'ouvrir l'estuaire de Puerto É de Santa Maria, où le Guadalete vient déboucher dans l'Atlantique : e’est 4 de là que les négociants en vins, dont les magasins s'alignent le long 1 des quais, expédient presque tous les produits des vignobles de Jerez. De Ë Lout temps un grand mouvement d'échanges s’est opéré par ce havre, É mieux situé que celui de Câdiz, à cause de la convergence des voies de 3 communication venues de l’intérieur; on dit même que les habitants de À Buenos-Ayres doivent leur nom de Porteños aux nombreux immigrants | andalous que Jui expédia le @ port » de Santa Maria; le célèbre Florentin L dont le nom à été donné au Nouveau Monde, Amerigo Vespueci, était parti É de la barre du Guadalete. Puerto Real, ancien Portus Gaditanus, situé au à milieu d’un dédale de marigots où les eaux douces et les eaux salées se dé- à placent tour à tour est un simple débareadère; les chantiers voisins, que É l'on désigne sous le nom de Trocadero ou « Lieu d'Échanges » et qui rap- à pellent un fait d'armes de lexpédition française de 1825, sont fréquem- É ment déserts, et souvent l'arsenal de la Carraca, ses bassins, ses grands “ entrepôts, ses forts casematés ne sont habités que par les galériens, les 1
gardes-chiourme, la garnison. À Pest et au sud s'étendent des salines où l'on recueille une quantité de sel fort considérable. San Cärlos, au sud de la baie intérieure de Gädiz, est la première des
villes riveraines qui soit tout à fait insulaire, Le chenal navigable de Santi Petri, ou de San Pedro, ayant de 7 à 8 mètres de profondeur à marée haute
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grands toreros de l’Andalousie. San Cärlos n’est guère qu'un faubourg de San Fernando, appelé aussi tout simplement la Isla, où se trouve l'Observatoire de marine par lequel les astronomes espagnols font passer leur premier méridien. Au delà d'un nouveau canal commence l’arète rocheuse et en partie recouverte de sable de l'Arrecife, que l'on peut comparer à une tige dont Cädiz serait la fleur épanouie : à la racine de ce pédoncule se trouvait jadis une haute tour phénicienne servant de piédestal à un dieu de bronze étendant le bras droit vers les mers inconnues de l'Occident. On dépasse des forts, les remparts et les fossés de la Cortadura, ereusés en 1810 par les Gaditains eux-mêmes, el des deux côtés on voit la plage s'abaisser vers les flots bleus. À gauche, dans la grande mer, les bateliers montrent aux voyageurs naïfs les prélendus restes d’un temple d’Hercule qu'auraient englouti les vagues. Un fait est certain, c’est que toute la contrée a subi, soit dans les temps historiques, comme l’aflirment les marins, soit à une époque antérieure, un mouvement considérable de dépression. Les barres qui prolongent leur ligne de brisants à 5 ou # kilomètres en mer, parallèlement à la plage actuelle, sont un resle sous-marin de l’ancien littoral. Il est vrai qu'un exhaussement du sol avait précédé la dépression, car la péninsule sur laquelle repose la ville de Gädiz repose en entier sur des restes de coquillages, huîtres et pectens.
Enfin on a franchi la dernière ligne des fortifications el lon est entré dans la fameuse Cädiz, héritière de l'antique Gadir des Phéniciens, de la Gadira des Grecs, de la Gadès des Romains. Aux premiers âges de l'histoire ibérienne, cette ville avait, parmi les cités de la Péninsule, la prééminence qui appartint plus tard à Tarragone, à Mérida, à Tolède, à Cordoue, à Grenade, et qui depuis trois siècles est échue à Madrid. Pendant la période historique, Gädiz eut ses alternatives de richesse et de décadence, mais elle occupe une position géographique tellement privilégiée, qu'elle à toujours repris sa prospérité, en dépit des revers politiques et des règlements de lise, plus funestes encore. Non-seulement elle à son excellente rade, où plutôt son ensemble de ports, mais elle se trouve près de l'issue d’une large el féconde vallée fluviale, à côté de la porte qui fait communiquer les eaux de l'Océan avec celles de la Méditerranée, et non loin de la pointe terminale d'un continent tout entier. Gädiz est un port d'embarquement naturel pour les côtes du Nouveau Monde, et lorsque le réseau des chemins de fer de la Péninsule, déjà rattaché à celui du reste de l'Europe, sera utilisé comme il devrait l'être, la rade de Cädiz disputera au grand port du Tage le privilége d'être la tête de ligne de tout le continent européen sur la route de l'Atlantique austral.
Si le petit port envasé de Palos, situé au bord de l'estuaire du rio Tinto,
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