‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 429 sur 545 · À APTE ODA · texte numérisé non relu

À APTE ODA

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CNTALANS. No!

appelaient € Gatalans rebelles»; ceux-ci, de leur côté, acceplaient ce terme, non comme un opprobre, mais comme un titre de gloire,

Fest aussi un mérite qu'ils Sattribuent et que nul ne peut leur contester, celui d'une grande âpreté au travail, Non-seulement les Catalans ont changé en beaux jardins les vallées arrosables tournées vers lt mer, ils ont aussi atlaqué les pentes arides des montagnes et forcé li pierre triturée, mêlée aux lerres apportées de li plaine, à nourrir leurs vignes, leurs oliviers, leurs céréales, Ainsi que le dit le proverbe 2 Le Catalan sait faire du pain avec des pierres, » Cependant, Pagriculture ne suffisant pas à alimentation de la population surabondante, a fallu que celle-ci se tournat vers Findustrie telle Pa fait avec la plus grande ardeur, Barcelone, ses fiubourgs, les villes de la banlieue et de tout le Hittoral avoisinant ont de nombreuses manutac- Lures où lon met en œuvre les fibres du coton, les lines et d'autres textiles, les fers, les bois, les peaux, les ingrédients chimiques de toute espèce. I a un demi-siècle environ que industrie cotonnière à pris pied en Catalogne, et depuis cette époque Barcelone à gardé sa prééminence et presque le monopole dans ce domaine du travail national". Avant le commencement de la série de révolutions que traverse actuellement FEspagne et dont la Catalogne à lout particulièrement souffert, la province de Barcelone possédait à elle seule les deux tiers des machines à vapeur de toute la Péninsule ; elle avait mérité ie nom de Lancashire espagnol. D'ailleurs la guerre civile n'a fait que ralentir le travail, sans le suspendre; Barcelone est restée le grand atelier où l'Espagne se fournit de tous les produits de l'industrie moderne. Le rôle d'intermédiaire qui appartenait aux populations de la Catalogne avant la guerre des Albigeois, leur à été rendu sous une autre forme, Alors elles propageaient en Espagne la langue et la civilisation provençales; de nos jours elles lui transmettent le mouvement industriel de la France. [est d'autant plus étonnant que Barcelone n'ait point encore avec l'État limitrophe de communications rapides pour la rattacher à la France. Elle n'a toujours que les routes humides » de li mer el une seule erande route, souvent difficile à suivre quand les torrents du Httoral sont débordés. Pourtant le chemin de fer futur de Gerona à Banyuls m'est pas un de ceux qui demandent de trèsgrands travaux d'art pour la

1 Industrie cotonnière de la Catalogne, en IS70 : Valeur du capital fixe. 150,000,000 fr.

Manufaetures. 0 0 0 4 0 0 4 4 4 4 700 Ouvriers (hommes, femmes et enfants)... ; 104,000 Broches. . 4 1,200,000 Production des fils. + 17,900,000 kilogr.

Tissus... . . . . . . . . . . .< . . . 200,000,000 mètres.

DHL NOUVELLE GÉOCHAPIHIE UNIVERSELLE

la traversée des montagnes; le mur peu élevé des Abères est le seul'obstaele qui sépare du réseau continental la capitale industrielle et commerciale de l'Espagne.

Les Catalans de la Péninsule, de mème que ceux des Baléares, émigrent volontiers; très-âpres au gain et fort habiles à manier l'argent, ils vont dans les diverses provinces de l'Espagne utiliser les ressources que les habitants eux-mêmes ne savent pas exploiter : toutes les villes des plateaux de Pintérieur ont leurs Catalans qui S'essayent à faire fortune et y réussissent presque toujours, Dans mainte province de Espagne le mot de €Gatalan » est synonyme de marchand, de boutiquier, d'industriel. Aux Philippines, à Pucrto-Rico, à Cuba, les colons de Catalogne sont également en nombre considérable et se distinguent par leur zèle extrème à enrichir, Aussi les créoles blanes et noirs, qui voient en eux des rivaux où des maîtres, les regardent-ils avec un sentiment d'aversion profonde, C'est parmi les Catalans qu'ont été recrutés en grande partie ces € volontaires de la Liberté » qui ont combattu avec tant d'acharnement et parfois tant de férocité pour maintenie les Cubanais dans la servitude politique et les noirs dans

l'esclavage.

Les villes de PAragon et celles de la Catalogne présentent le même contaste que leurs populations. Les premières, plus elair-semées, ont un aspect grave, solennel, sombre même: les secondes, plus pittoresquement situées pour la plupart, sont, en général, affairées et Joyeuses, Elles renouvellent plus fréquemment leurs édifices; tandis que leurs sœurs de lAragon représentent encore le moyen âge, elles appartiennent au monde moderne.

Zaragoza, la Colonia CGesarangusta des Romains, la Saragosse des Français, occupe une position naturelle des plus heureuses, Elle se trouve presque au milieu géométrique de la plaine de FAragon, au confluent de FÉbre et de deux tributaires, dont Fun, fort important, le Gallego, lui apporte directement Peau froide versée par les sources du mont Perdu, Aune vingtaine de kilomètres en amont, l'Ebre reçoit le Jalon, la rivière lt plus abondante du versant méridional et celle qui ouvre les grands chemins d'accès vers le plateau des Castilles et les bassins du Jücar et du Guadalaviar. Ainsi Saragosse est au point de croisement de toutes les routes naturelles de la contrée, et les voies artificielles ont dû forcément + aboutir.

Comme les cités de FAndalousie, Saragosse à son alcäzar mauresquu, l'Aljaferia, qui fut naguère un palais de linquisition et qui sert maintenant de caserne, Un autre monument curieux est la fameuse tour penchée qui

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