‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 445 sur 545 · TÊTE · texte numérisé non relu

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avee son cortége habituel de vassaux et de manants. Mas toutes les provinces veillaient avec le même soin jaloux sur leurs libertés locales et LEA forçaient leurs suzerains à observer de point en point le contrat d'union. | Alors que l'histoire de l'Europe n'était qu'une succession de massacres, les Basques vivaient presque toujours dans une profonde paix ; chaque année, les communes situées sur les versants opposés des montagnes se juraient une amitié perpétuelle, et tour à tour leurs ambassadeurs déposaient solennellement une pierre symbolique sur une pyramide élevée par les ancêtres au milieu des pâturages du col. Toutes ces petites républiques, dont Pisolement eût fait une proie facile pour les conquérants, étaient fraternellement unies en une grande fédération ; chacune s’engageait à « sacrifier les biens

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et la vie » pour maintenir la patrie commune € en droit et en justice ». Leur étendard figure trois mains unies : Zrurak bat, & les Trois n’en font qu'Une, » telle est la belle devise des provinces Vascongades.

Ce qui montre surtout combien la société euskarienne, st peu importante par le nombre, était supérieure aux populations voisines par ses éléments de

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civilisation, c’est le grand respect qu'on y avait pour la personne humaine.

Tout Basque était absolument inviolable dans sa demeure : jamais il ne pouvait être privé de son cheval ni de ses armes. Ni d’autres Ibères, libres comme lui, portaient devant le conseil une accusation contre sa personne, sa maison n'en restait pas moins sacrée pour tous, et quand le moment était venu de répondre à limputation, il sortait fier et superbe, le béret sur la ; tête, Le bâton dans là main, et, digne comme ses pairs, il arrivait sous le chène où siégeaient les prud'hommes assemblés. Dans les assises nationales, lous volaient, et le suffrage de tous avait la même valeur. Dans plusieurs vallées, les citoyennes donnaient leur avis et leur voix avec là même liberté que les hommes. Les vieilles chartes d'Alava stipulaient formellement une place pour les dames de la € confrérie » délibérante d'Arriaga. Cependant il n'était pas d'usage que les femmes fussent assises à la même table que l'etcheco-jauna (le maitre de la maison) et ses fils; elles mangeatent debout à côté du foyer; méme de nos jours, cette vieille habitude d’inégalité n’a

| point disparu des campagnes, et telle est la force de la tradition, que la

femme se croirait presque déshonorée si on là voyait assise à côté de son

| mari à tout autre jour que celui de ses noces. De mème, lors des fêtes | | publiques, les femmes se tiennent à l'écart : elles dansent entre elles, tandis | “que les hommes se livrent à leurs jeux plus bruyants.

Mais, à part ce reste de la barbarie primitive, les amusements des Basques ne révèlent que des qualités naturelles. S'il est vrai que l'on peut juger d'un peuple d'après ses jeux, — ear Phorime, quand ilse laisse emporter

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