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accomplis. Ces tempêtes sont le plus grand inconvénient du climat eanlabre ; mais la contrée a sur les autres parties de l'Espagne, à l'exception des provinces Vascongades, l'inappréciable avantage de jouir d'une température maritime assez égale, relativement tiède en hiver et fraîche en été. Ce n'est pas le €printemps perpétuel » que vantent les indigènes ; mais la succession des saisons y offre du moins une oscillation modérée. A sept ou huit cents kilomètres de distance, les côtes asturiennes et les rivages anglais, qui se regardent par-dessus les mers de Gascogne et de Bretagne, offrent une ressemblance singulière de climat ; mais, tandis que le Devonshire et la Cornouaille, exposés au midi, ont une température moyenne plus égale, les campagnes situées à la base des Pyrénées cantabres, quoique tournées au nord, jouissent, grâce à leur latitude méridionale, d'une somme de chaleur plus élevée.
La similitude des climats se révèle aussi dans la grande abondance des vapeurs rampant sur le sol en brouillards épais, pareils à ceux des îles Britanniques : celle forme de nuages est très-fréquente en Galice et dans les Asturies ; on lui donne le nom de bretimas. Ces phénomènes météorologiques, si différents de ceux du reste de l'Espagne, ne pouvaient manquer de faire naître des hallucinations dans les esprits superstilieux des Gallegos. Is se figurent les enchanteurs sous forme de nuvetros, ou chevaucheurs de nuées, volant dans les tempêtes, s’'allongeant en nuages ou se rapetissant en nuelles, apparaissant ou s'évaporant à volonté, C'est la nuit surtout que ces esprits aiment à voyager. Parfois les fantômes des morts, tenant des lumières à la main, se font porter par les brouillards de cimelière en cimetière : ces redoutables processions nocturnes sont connues sous le nom d’estadeas ou estadinhas".
Malgré l’abondance de leurs eaux courantes, les provinces cantabres n'ont pas de rivières navigables. Dans les Asturies, la zone du littoral n’a pas assez de largeur et a trop de pente pour que les torrents puissent se développer en fleuves au cours paisible. L'Ason, le Besaya, le Nansa, le Sella, le puissant Nalon d'Oviedo, le Navia, l'Eo, torrents des Asturies, ont bientôt trouvé la fin de leur voyage dans les eaux du golfe Cantabrique. Les rivières de la Galice, le Tambre et F'Üla, déjà plus lentes à cause de la moindre déclivité du sol, s'ouvrent largement à leur débouché dans les rias, et l'on ne sait
préciser exactement où finit le cours d’eau, où commence le golfe de lO-
# Climat de la Galice et des Asturies, en 1858 : Température moyenne, Maximum. Minimum. Tranche de pluie. Oviedo (228 mètres). 1b°,25 970,8 4,5 2,064 Santiago (220 » ). 15°,04 35°,0 — 2,0 1,084
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