‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 459 sur 545 · FLEUVES DE GALICE, ASTURIENS, SN · texte numérisé non relu

FLEUVES DE GALICE, ASTURIENS, SN

céan, Le seul véritable fleuve de la Galice est le Miño, appelé Minho par les Portugais dans la partie inférieure de son cours, qui sert de limite politique entre les deux États de la Péninsule.

Les eaux du Miño lui viennent à la fois des deux versants des Pyrénées. Le Miño proprement dit recoit tous ses affluents des vallées tournées vers l'Océan, tandis que le Sil, la maîtresse branche du fleuve, prend sa sourec au sud de la Peña Rubia, sur le revers des monts Cantabres incliné du côté des plaines de Leon, «Le Miño porte le nom, dit le proverbe espagnol, mais c'est le Sil qui porte l'eau! » De même, par la direction de son cours, le Sil mériterait d'être considéré comme le véritable fleuve ; mais la nomenclature géographique à surtout pour raison d'être les convenances des populations elles-mêmes ; il est done tout naturel que les anciens Gallaeci et les Galiciens d'aujourd'hui aient maintenu les noms de Minius et de Miûo au cours d’eau qui coule en entier sur leur territoire, tandis que le Sil provient de par delà les monts, d'un pays habité par des populations d'origine diftérente et défendu par des gorges de montagnes qui en rendent l'accès difficile.

Avant de sortir de la province de Leon, le Sil coule d'abord dans le large bassin du Vierzo, de toutes parts environné de montagnes et dont il reste encore le éharmant petit lac de Carrucedo. Toutprès de cette nappe d'eau commence Pâpre défilé de sortie. Le Sil, que vient gonfler le Cabrera, descendu de la Peña Trevinca, entre dans un second bassin lacustre, beaucoup moins étendu que le Vierzo, puis il passe sous les roches du Monte Furado (mont Percé), dans un lit que lui ont taillé les Romains, afin de faciliter les exploitations minières qu'ils avaient entreprises et dont on voit çà et là des vestiges importants. En aval de ce curieux tunnel, le il serpente dans une des gorges les plus sauvages de l'Espagne : les contre-forts des montagnes qui s'élèvent au nord et au sud et qui formaient autrefois une chaîne continue, des Pyrénées cantabres aux monts portugais de Gerez, se dressent au-dessus du fleuve rétréct en escarpements abrupts et même en parois verticales, de 500 et 400 mètres de hauteur, Un nouveau défilé resserre le fleuve immédiatement en aval de la jonction du Sil et du Miño, puis les eaux réunies, que grossissent de distance en distance de petits affluents, vont se jeter dans la mer par un large débouché. Audessous de la ville de Tuy, sur un espace d'une trentaine de kilomètres, le Miño devient navigable, mais l'entrée du fleuve est obstruée par une barre périlleuse, et c'est en dehors de l'estuaire, au pied de li montagne de Santa Tecla, que se trouve le petit port d'embarquement dit la Guardia. Quoique d'une si faible utilité pour la navigation, le Miño n'en est pas moins, des

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