‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 461 sur 545 · ASTURIENS ET GALICIENS. #N · texte numérisé non relu

ASTURIENS ET GALICIENS. #N

conquis par les Arabes pendant la première irruption furent rapidement repris par les chrétiens; la ville d'Oviedo reçut le nom de «Cité des Évèques » du grand nombre de prélats fagitifs qui vinrent y résider pour y tenir leurs conciliabules et leurs coneiles, Les Galiciens résistèrent aussi avec une grande énergie aux envahisseurs maures, et leurs descendants montrent encore avec orgueil certaines montagnes où, disent-ils, se brisa la puissance des Africains. Quoi qu'il en soit, il est certain que la Galice fut, avec toutes les contrées pyrénéennes, une des provinces qui continuèrent pendant tout le moyen âge, sauf une courte interruption, d'appartenir politiquement à ce monde européen dont elles font partie par leur climat et leurs conditions géographiques. La race de cette région de l'Espagne, d'origine celtique, est donc restée relativement pure. Depuis les commencements de l'histoire écrite, les Asturies et li Galice, situées en dehors des grands chemins de conquête et de migration, n'ont été que faiblement visitées, si ce n'est dans les ports où se sont installés des Catalans, et le sang ne s'y est point modifié comme dans les autres parties de la Péninsule, Ni Maures ni Juifs ne se sont mêlés à ces vieilles populations aborigènes, et les Gitanos ne se rencontrent que rarement dans le pays. Quelques peuplades asturiennes se sont même maintenues presque sans changement de mœurs et d'habitudes depuis l'époque romane. On cite entre autres comme un élément de population tout à fait distinet les bergers des montagnes de Leitariegos, dans le massif où la sierra de Rañadoiro se détache des Pyrénées cantabres, Le nom de raqueros ou de «vachers », par lequel on les désigne, n'indique pas seulement leur genre de vie; c’est en même temps comme un nom de tribu. Dans les voyages qu'ils font avec leurs troupeaux transhumants, ils vivent toujours à part du reste des Asturiens: leurs jeunes gens ne se marient qu'entre eux, Les vieux patois persistent encore dans le pays. Sur le littoral cantabre, les paysans parlent leur bable, dans les campagnes de la Galice, ils se servent de divers dialectes assez différents les uns des autres, mème de village à village. On peut dire que, dans l'ensemble, le qallego, surtout celui qui se parle sur les bords du Miño, est plutôt du portugais que de l'espagnol Cependant ilest difficile à un Lusitanien de comprendre les Galiciens, à cause de li bizarre cantilène de leur langage. Les habitants des diverses vallées ne se comprennent pas même tous entre CUX.

Quoique le pays soit relativement très-peuplé, les agglomérations d'habilants sont rares. Nombre de chefs-lieux ne se composent en réalité que d’une église, d'une maison commune et d’un cabaret; les demeures sont toutes éparses dans les campagnes, à l'ombre de grands arbres protecteurs

F tré } +

Page 1