LE PEÉLOPONESE ET SES PEUPLES
Triphyliens venaient rendre un eulte à la «Mort sereine », les coteaux des environs parsemés de bouquets d'arbres, et sur les flanes du mont Lycée, la vallée charmante où plonge li cascade de la Néda, € la première née des sources d'Areadie et la nourrice de Jupiter », font de cette régior de la Morée celle que le voyageur aimant ki nature a le plus de bonheur à
parcourir,
Le Péloponèse, comme lt Grèce continentale, présente un exemple des plus remarquables de l'influence exercée par la forme du territoire sur le développement historique des populations. Réunie à FHellade par un simple pédoneule et défendue à l'entrée par un double rempart transversal de montagnes, «l'ile de Pélops » devait naturtiement, à une époque où les obstacles du sol arrélaient les armées, devenir la patrie de peuples indépendants : l'isthme restait un chemin Hbre pour Le commerce, mas il se fermait devant l'invasion.
A l'intérieur de la Péninsule, fa distribution et le rôle des peuples divers s'expliquent aussi, en grande partie, par le relief de la contrée. Tout le plaleau central, ensemble de bassins fermés qui n'ont point d'issues visibles vers la mer, devait appartenir à des tribus, comme coiles des Areadcas, qui m'entricnt guère en rapport avec leurs voisines, ni mème les unes avec les autres, Corinthe, Sicyone et PAchaïe occupaient au bord du golfe tout le versant septentrional des monts de l'Areadie; mais, séparces par de hauts chainons transversaux, les peuplades des diverses vallées restaient dans lisolement, et lorsqu'elles eurent enfin assez de cohésion pour s'unir en ligue contre l'étranger, il était déjà lrop tard. À l'ouest, l'Élide, avec ses larges débonchés de vallées et sa zone maritime insalubre et dépourvue de ports, ne pouvait avoir dans l'histoire de la Péninsule qu'un rôle tout à fait secondaire; ses habitants, incapables de défendre leur pays ouvert à toutes les incursions, eussent même été d'avance condamnés à l'esclavage S'ils n'avaient réussi à se mettre sous la protection de tous les Grecs et à faire de leur plaine d'Olympie le lieu de réunion où les Hellènes de l'Europe et de l'Asie, du continent et des îles, venaient pendant quelques jours de fête oublier leurs rivalités et leurs haines. De l’autre côté du Péloponèse, le bassin d'Argos et la presqu'ile montueuse de l'Argolide constituaient en revanche une région naturelle, parfaitement limitée et facile à défendre : aussi les Arsiens purentils maintenir leur autonomie pendant des siècles, et même à ‘époque homérique, c'est à eux qu'appartenait l'hégémonie des nations
grecques. Les Spartiates leur sureédèrent. Le domaine géographique dans
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