‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 83 sur 545 · LL —— EL CE · texte numérisé non relu

LL —— EL CE

d'ipres Lejean. Grave por E aavd

: ue Echelle de 2.455.060

© 10 50 wo il,

ŒZ Zone de population turque

en grande majorité, malgré les invasions successives des peuples de diverses

races, et parle envore un dialecte où l’on reconnait un dorien corrompu.

Des Slaves qui avaient envahi l’île au commencement du moven âge, il ne

subsiste plus d’autres traces que les noms de quelques villages. Les Arabes,

les Vénitiens se sont également fondus avec les Crétois aborigènes; mais

il reste encore un grand nombre d’Albanais, descendants des soldats

arnaules, qui gardent leurs mœurs et leur dialecte. Quant aux musulmans

ou prétendus Tures, qui constituent à peu près un cinquième de la popula-

tion totale, ils sont en grande majorité les descendants de Crétois convertis

jadis au mahométisme afin d'échapper à la persécution : de tous les Hellènes J

de l'Orient, ce sont les seuls qui aient adopté en masse le culte du vain-

queur; mais depuis que la persécution religieuse n’est plus à craindre,

plusieurs familles mahométanes d'origine grecque sont revenuesà la religion de leurs ancêtres. Déjà prépondérants par le nombre, les Hellènes de la Crète le sont aussi par l'industrie, le commerce, la fortune; ce sont eux qui achètent la terre, et le musulman se retire pas à pas devant eux. Le langage de tous les Crétois, à l'exception des Albanais, est le grec; seulement dans la capitale et dans certaines parties de la Messara, que les musulmans se sont appropriées, ceux-e1 se trouvent en masses assez compac!es pour qu'ils aient pu, en haine de leurs compatriotes et par amour de la domination, acquérir une certaine connaissance de Ta langue turque.

n'est done pas étonnant que les Grecs revendiquent la possession d'un pays où leur prépondérance est aussi marquée; mais, en dépit de leur vaillance, ils n'ont pu, isolés comme ils le sont, triompher des armées lurques el égypliennes que Fon envoyait contre eux, Peut-être est-ce avec raison que les Grétois sont aceusés de ressembler à leurs ancètres par l'avidité commerciale et le mépris de la vérités peut-être sont-ils encore « Grecs parmi les Grecs, menteurs parmi les menteurs » 3 mais à coup sûr ils ne méritent pas le reproche que lon faisait à leurs aïeux, à l'époque où ceux-ci s'engageaient en foule comme mercenaires, de n'avoir nul souci de la patrie. Is ont, au contraire, beaucoup souffert pour elle, et dans presque Loutes les parties de l'île, surtout entre Le mont Ida et les monts Blanes, on montre des lieux de bataille où leur sang a été versé pour la cause de l'indépendance, Les vastes cavernes de Melidhoni, sur les pentes occidentales de Pda, cat été le théâtre d'un deces horribles faits de guerre, En 1822, plus de trois cents Hellènes, presque tous des femmes, desenfants, des vieillards, S'étaient réfugiés dans la grotte. Les Tures allumèrentun grand feu devant l'étroite ouverture; le vent qui les aidait dans leur œuvre d'extermination poussait la fumée dans le souterrain. Les malheureux s'enfuirent au fonu de la grotte, mais en vain; tous périrent étouffés. Les adavres restèrent sur le sol, sans autre sépulture que celle du sédiment alcaire qui les recouvrit peu à peu : cù et lt se montrent encore quelques ossements que la pierre n'a pas revêtus de son linceul grisätre.

Au nord, l'antique € merde Minos » sépare la Grèce des îles de l'Archipel par ses profonds abîmes, dont la cavité centrale descend à plus de 1000 mètres. Presque toutes ces terres éparses appartiennent à la Grèce. Une seule des Cvelades est restée comme la Crète sous la domination des Osmanlis : c’est l'ile d'Astypalra, vulgairement désignée sous le nom d’Astropakea où de

Nampalia : les anciens l'avaient appelée li Table des Dieux », à cause de

ion ‘la CUX

Le ileul-

un ‘ur Ces Vue HI

le

ue

CRÈTE ET ILES TURQUES DE L'ARCHIPEL, tal

sa merveilleuse fécondité, Bien qu'elle appartienne incontestablement à la

Page 1