‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 132 sur 401 · FLORE, FAUNE, HABITANTS DES MINAS · texte numérisé non relu

FLORE, FAUNE, HABITANTS DES MINAS

de partie du continent sud-américain était, par son type général, identique à Aux celle qui lhabitait au temps de sa découverte par les Européens, Le dre caractère le plus frappant des erânes de Lagôa Santa est l'étroitesse du ‘urs front fuyant, semblable à celui des figures sculptées par les Maya sur , on les monuments de Palenqué, Les os zygomatiques ont une saillie très prodes noncée; les dents incisives se terminent par une surface large et plane dans comme celle des dents molaires, À en juger par leur très petit cerveau, r les les indigènes du haut Säo Francisco devaient être peu intelligents : à côté d'ar- des squelettes on n'a trouvé que des instruments très grossiers, Les haches ieurs en pierre, appelées vulgairement coriscos, ramassées fréquemment dans at de le pays, ressemblent tout à fait par la forme et la matière aux outils de chies mème espèce que possèdent les musées d'Europe",

Les indigènes du littoral avec lesquels les découvreurs eurent leurs pregéné- mières relations de guerre où d'amitié appartenaient à la famille que spèces Mortius a désignée par le mot de Gès, d'après la syllabe terminale des noms amont appliqués à la plupart des tribus. Les Indiens Tupi, les plus civilisés des res de aborigènes, donnaient aux riverains des côtes orientales une appellation issable méprisante, celle de Tapuya, — « Etrangers », « Barbares », — qui, sous nhaço, une forme à peine différente, est devenue le terme générique par lequel on des de embrasse maintenant toute la population d'origine indienne qui viten paix raes el avec les Brésiliens. Les représentants les plus connus de la famille Gês

faune sont les fameux Burung, généralement appelés Botocudes, à cause du grands botoque ou disque de bois qu'ils s'introduisaient dans la lèvre inférieure iatura- et dans les lobes des oreilles, On leur donne aussi le nom d'Aimores,

ammiie SS.

jaguar uel du smblait

que l'usage à transmis aux arêtes de montagnes qui dominent leur terri- Loire, Nombre d'auteurs les décrivent comme une famille spéciale,

Les tribus errantes qui restent des anciens Aimores campent sur les bords du Mucury, du Dôce et des rivières affluentes, dans les forêts du versant atlantique de Minas Geraes, Le premier voyageur qui, en 1816, les u°. décrivit après avoir séjourné parmi eux et les avoir soigneusement étudiés, Maximilian von Wied-Neuwied, n'évalue pas leur nombre, Une quinzaine d'années plus tard, ils auraient été environ quatorze mille, d'après Martius. mains. Maintenant la plupart de leurs tribus ont disparu, soit par les épidémies, ut àge.

soit par la domestication et l'absorption graduelle parmi les habitants arée à mélissés, Physiquement les Botocudos sont d'assez forte stature, au puis-

s celle sant thorax et aux larges épaules, aux pieds et aux mains de petites

‘ Lund, Instituto Historico Geographico Brasileiro : — À. de Lacerda, Mémoires de la Société d'Anthropologie.

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