‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 133 sur 401 · CE OU · texte numérisé non relu

CE OU

dimensions avec des attaches délicates, Ts ont les yeux eaves et peu ouverts, quelquefois les paupières relevées obliquement, les pommettes saillantes, la bouche très grande et li mâchoire forte; presque tous dolichocéphales, ils ont la forme de crâne que Lund observa sur les squelettes de Lagôa Santa, Comme Îles autres Indiens du Brésil, les Botocudos se peignaient le corps, mais leurs ornements distinctifs étaient les botoques, disques énormes en bois léger qui, par a distension de la chair, déchiraient souvent les lèvres et les oreilles et faisaient de très bonne heure tomber les incisives de li mâchoire inférieure, Ne pouvant se servir de leurs lèvres pour parler, ces Indiens émettaient les sons surtout du fond de la gorge et du nez et n'articulaient pas diverses consonnes, Ils avaient pour armes des javelots et des flèches barbelées, qu'ils ne trempaient point dans le poison. Sans autre religion que la crainte, ils se défendaient par de grands feux contre les mauvais génies et les revenants et protégeaient leurs morts en allumant un bûcher sur la fosse,

Les Botocudos passaient pour le peuple ignorant et grossier par excellence, Is ne savaient pas même se construire de cabanes ni se tisser un hamac pour l'attacher aux arbres et couchaient sur le sol nu; ils ignoraient l'art de tresser les fibres végétales et d'assouplir le liber pour en faire des étolles; les calebasses, les vases naturels fournis par les feuilles repioyées étaient leurs seuls ustensiles ; ils ne connaissaient point l'agriculture et ne vivaient que de la chasse; gitant sur les bords des fleuves, ils ne s'étaient pas encore ingéniés à construire des bateaux, et, fait peut-être unique parmi les sauvages américains, ils n'avaient point appris à nager. On se demande même si les sambaquis ou amas de coquilles que l'on trouve sur le littoral le plus voisin de leurs campements sont dus à leurs ancètres: la pêche n'était guère possible à des gens ne sachant ni nager, ni ramer!. Mais, si peu développés dans les arts de la vie que fussent les Botocudos, ils avaient du moins sur les envahisseurs blancs l'avantage d'être libres et de vivre heureux au fond de leurs forêts, Dans les conflits qui amenèrent leur destruction partielle, les torts furent toujours du côté des traitants d'eau-de-vie et autres représentants de la race supérieure. Ce sont les violences, les trahisons des blanes qui ont fait disparaitre les Camacan du rio Pardo et les Patachos du Jequitinhonha; les Nac-ne-Nue, peuplade botocudo, s'enfuirent par la région des montagnes jusque dans les forêts riveraines du Paranä. Actuellement, les descendants des Botocudos parlent

1 Paul Ehrenreich, Petermann's Milteilungen, 1891, Helt \,

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peu tous portugais, et déjà vers IN70 on voyait rarement un indigène porter ttes le botoque, On les emploie comme maçons et eharpentiers, mais ils ne loli- travaillent qu'avec méfiance et s'échappent à la moindre alerte, Les que- Indiens Malali, Indiens d'origine et de langue différentes, que la crainte Loto des Botocudos avait groupés à Pessanha, dans le voisinage des blanes, et vient qui constituaient encore une tribu distincte lorsque Auguste de Kaintn de très N° 6), —— ANCIENNES POPULATIONS INDIENNES DU BRÉSIL ORIENTAL. ivant Dans de Fans sons conelées, ue la rénies + sur excelser un

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noyées *etne étaient nique On se trouve ‘êtres: — mer". Quest de Greenwich ‘udos, ARR C Perron res el Fe RE NM ièrent itants Hilaire traversa la contrée, en 1817, se sont fondus dans la masse des nt les paysans caboclos. Un de leurs mets favoris était un gros ver blanc renmacan fermant un poison dangereux qui se développe dans l'intérieur des bamiplade bous : le tube intestinal de ce ver a la propriété de jeter ceux qui le forêts mangent dans un sommeil extatique durant plusieurs jours", arlent À moins que la légende relative à Rainalho, le colon de la baie de

1 Auguste de Saint-Hilaire, Foyage dans les provinces de Rio de Janeiro et de Minas Geraes.

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