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Santos, ne repose sur un fonds de vérité, les premiers immigrants blancs qui restèrept au Brésil furent les interprètes laissés par Alvarez Cabral sur la côte de Santa Cruz et les aventuriers qui vécurent avec les Indiens sur les bords du golfe de Todos os Santos. Ce dernier établissement prit une importance considérable, d'abord comme capitale, puis comme deuxième cité du Brésil ; mais l'endroit mème où les compagnons de Cabral avaient pris pied est l’un des plus délaissés de l'immense territoire. La population se porta principalement vers les plateaux des Minas et la haute vallée du rio Säo Francisco, attirée d'abord par la richesse des mines, et retenue ensuite par la fertilité du sol, l'excellence du climat, les facilités de la vie. Dès la deuxième moitié du dix-septième siècle, les intrépides Paulistas accoururent en foule dans la région des mines pour y ramasser l'or et les pierres fines dites à tort « émeraudes »; mais ils ne furent pas seuls chercheurs : des gens du littoral venus de Rio de Janeiro et des aventuriers d'outre-mer voulurent avoir leur part de ces trésors; bntôt la guerre éclata entre les Paulistas, qui se eroyaient les légitimes propriélaires des terrains miniers conquis par eux sur les Indiens Cataguär, et les emboabas où « étrangers », c'est-à-dire les gens du dehors, les Portugais ou Brésiliens venus d'autres provinces que la leur. Ceux-ci furent presque exterminés en 1708 sur les bords du rio das Mortes; mais d’autres bandes revinrent à la charge, et, après de nouveaux conflits, Paulistas et Forasteiros durent se réconcilier sous un dur régime d’obéissance commune imposé par le gouvernement. On introduisit les lois les plus sévères pour la réglementation du travail dans les mines d’or, puis dans celles de diamant, découvertes en 1728. Nulle part régime plus draconien ne fut imposé aux producteurs, régime qui eut pour conséquence les tromperies, les vols, les dols et toute la démoralisation causée par une autorité sans frein. Depuis cette époque, les conditions politiques ont changé, et les mines, raison première de cette législation féroce et de cette dégradation morale, se sont partiellement épuisées. Les anciennes cités minières ont déchu; des bourgs jadis populeux sont tombés en ruine et il n’en reste que des églises somptueuses, pareilles aux cathédrales des cités. Mais l'appauvrissement de tel ou tel distriet n'empêche pas que l'ensemble du pays se soit enrichi et que la population ait décuplé,
Les noirs amenés comme esclaves sur les plateaux miniers n'ont guère laissé de descendance, les familles n'ayant pu se constituer à cause de la rareté des femmes sur les chantiers. Ce qui existait de l'élément nègre s’est fondu dans la race métissée de l'intérieur. Mais nulle part au Brésil
les Africains ne sont mieux représentés que dans les districts du bas
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