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INDIENS DE LA GUYANE, ROUCOUYENNES

Roucouyennes à

ait aux épreuves imposées pendant les dures années du noviciat; mais es ». Dans là

8 nos jours l'apprentissage est beaucoup plus sommaire. Le grand instruent du culte est le maraca, petite calebasse de la grosseur du poing, Dhénfermant quelques cailloux sonores. « Le maraca sert à chasser le ble et au besoin à l'évoquer! », surtout quand il s’agit de susciter un hgeur ou kenaima pour le sang versé. Possédé par la fureur du talion, pmme qui s’est voué au meurtre ne connaît plus personne : il n'a plus clan, ni famille; il disparaît dans les bois et ne se montre de nouveau s la société de ses semblables qu'après avoir égorgé ou empoisonné ü même torturé sa victime. D'ordinaire les maladies sont attribuées aux faléfices d'un kenaima, et souvent pour les écarter on barra leur route fésumée par des abattis d’arbres.

®ù En quelques tribus, notamment chez les Roucouyennes, on brûle encore Mirfois les cadavres des morts et l’on jette dans leur bûcher tous les bjets qui leur avaient appartenu. D’après le témoignage unanime des yageurs, l’anthropophagie aurait jadis existé; mais les principales tribus bi pratiquaient cette horrible coutume ont disparu, tels les Noura- Mes des bords de l’Approuague, les Acoqua du Tumue-Humac : on cite rmi les fils des cannibales les Taira et les Oyampi. Ceux-ci chantaient icore en 1850 des refrains célébrant leurs anciennes mœurs : « Autreis nous étions des hommes, nous mangions nos ennemis; nous n'avions Bs le manioc pour nourriture comme des femmes’! » Le nom même EO yampi aurait eu le sens de « Mangeurs d’hommes »; mais on peut irmer que depuis la fin du dix-huitième siècle, le cannibalisme a com- Btement cessé chez les tribus connues‘. Les Caraïbes brûlaient le cœur l'ennemi vaineu et en mélaient la cendre à leur boisson‘. La diminun graduelle de la population indigène a porté surtout sur les tribus errières, celles qui sont le moins croisées d'éléments étrangers. Plus de Emoitié des peuplades citées par les anciens auteurs a disparu; cepen-

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til reste un nombre de naturels très supérieur à celui qu’on admet brdinaire : les voyageurs qui remontent les rivières ignorent souvent

à groupes campés dans les écarts de la forêt. La population indienne s Guyanes côlières, non compris le versant amazonien. atteindrait encore 00 individus.

Henri A. Coudreau, les Caraïbes.

M. H. Brett; Everard F. im Thurn, ouvrages cités,

Adam de Bauve, Bulletin de la Société de Géographie. PHenri À. Coudreau, Notes manuscrites.

Richard Schomburgk, ouvrage cité.

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