DRE TRAME
La traite des noirs a introduit dans les Guyanes, principalement par li voie des Antilles, une population africaine qui, avec les gens de sang mülé, f dépasse de beaucoup le nombre des aborigènes. Répartis d'abord dans le plantations du littoral, puis ramenés dans les villes comme domestique: par leurs maitres rentiers ou fonctionnaires, les nègres se sont graduelle. ment substitués, dans toute la région de la côte, aux aborigènes, que lu progrès de la culture refoulaient vers les grands bois. L’abolition d l'esclavage, proclamée une première fois dans la Guyane française en 1794, puis effectuée d’une manière définitive en 1858 dans la Guyane britan.… nique et successivement dans les autres colonies, mit un terme à lim. portation des travailleurs noirs sur les côtes guyanaises; cependant l'exct. dent de la population d’origine africaine à Barbadoes s’est déversé en pari" sur les Guyanes, continuant ainsi le mouvement d'immigration noire par des éléments nouveaux. Des milliers de nègres Krou, venus librement (: Liberia, travaillent aussi dans les chantiers de bois, servent comme mate lots dans les bâtiments de cabotage, puis, après avoir gagné par un travi acharné une somme suffisante pour acheter plusieurs femmes, rentre dans leur patrie‘.
Les noirs guyanais se divisent naturellement en deux groupes : let descendants des esclaves qui, mêlés aux immigrants pacifiques, sont resta constamment en contact avec les blancs de la côte, et les noirs indépendant#h vivant à l'intérieur des terres. Ces descendants des nègres marrons, de nus maintenant des citoyens pacifiques, réconciliés avec les fils de leu anciens maîtres, sont universellement connus sous le nom de Bw negroes, Bosch Negers; — en créole français : Nègres Boch, ou « Nèm des Bois ». Cependant ils n'errent point comme le gibier au milieu { man, broussailles : paisibles agriculteurs, ils habitent, au bord de l’eau courant ieurs
des villages permanents, entourés de cultures. Des républiques de nègr :àp
la b
se sont fondées dans les trois Guyanes côtières, anglaise, hollandaise :
française, mais c'est dans les bassins des rivières Suriname et Maroni qu ndais se sont établis leurs groupes les plus nombreux. Les premières mi ur r
tions eurent lieu dès le milieu du dix-septième siècle, en 1665, lorsque Ves ve Juifs portugais des bords du Suriname renvoyèrent leurs nègres dans k arnis
forêts, pour éviter l'impôt de capitation; ils espéraient que les eschm L\ gr'ar
reviendraient après le passage des percepteurs de l'impôt, mais les fu odiqu tifs, ayant pris goût à la liberté, restèrent dans leurs campements”. La bet d
# Carl Ferdinand Appun, ouvrage cité. l gust Ka #* August Kappler, ouvrage cité; — Roland Bonaparte, les Habitants de Suriname. din,