‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 189 sur 401 · N° 80, —— DE SANTOS A SÂ0 PAULO · texte numérisé non relu

N° 80, —— DE SANTOS A SÂ0 PAULO

Quest de faris A

Ouest de Greenwich

dapres Mouchez et Chrockatt de Sa

/ofondeurs «Si lOmètres ce/03 207 de 20 et au deli 1 : 650000 poemes nf 0 20 kil.

d'une année après leur arrivée dans le port. Aussi deux compagnies pau-

listes, l’une à l’ouest, l’autre à l’est, sont-elles en instance pour disputer

à la Société anglaise le droit de faire descendre des lignes de rails aux

quais de Santos, en pénétrant dans la zone de terrain concédée des deux

côtés au chemin de fer actuel. En outre, des compagnies indépendantes

se constituent pour créer d'autres débouchés sur le littoral : Ubatäba, Sûo Sebastiäo, peut-être Iguapé et Cananea, deviendront des rivales de Santos, dont les entrepositaires n'auront plus le monopole des cafés.

Ce trone unique de Santos à Sûo Paulo se ramifie au nord en de nombreux embrancheuents qui pénètrent dans toute la région des cafés, le Nord de l'État, qualifié d'ordinaire de « Grand Ouest », comme les régions agricoles des États-Unis. La voie principale, indépendante du versant naturel, traverse le Tieté au sortir de Säo Paulo et s'engage dans les montagnes de Cantareira ‘pour en dépasser le faite à l'est du pie de Jaraguä. Une des premières stations, gare terminale du chemin de fer appartenant à la compagnie anglaise, est dominée par la ville de Jundiahy, qui se prolonge sur un coteau au: Yessus des bananeraies et des jardins. Au delà se montre Campinas, centre principal du commerce au nord de Säo Paulo. La gare, entourée de nombreux entrepôts, ateliers et usines diverses, rappelle par son animation les gares de Belgique et d’Angleterre. Fort grande, régulièrement bâtie, Campinas occupe malheureusement une plaine basse exposée à des chaleurs torrides et dépourvue de ventilation. Tandis que Jundiahy, réputée ville salubre, reçoit sur sa colline des étrangers en villégiature, les fièvres et l'épidémie visitent souvent Campinas : en 1892 près de trois mille personnes, soit la sixième partie de la population, y succombaient de la fièvre jaune, qui du foyer de Santos avait gagné l’intérieur, en franchissant la serra do Mar. Malgré son insalubrité, qui l'empêche de rivaliser avec Sûo Paulo, Campinas se gère en capitale. Depuis 1817 la municipalité a dépensé plusieurs millions pour se construire une église, n'ayant d’ailleurs rien de remarquable; mais la nef et la chapelle sont ornées de boiseries sculptées par un artiste de Minas qui, à l'exemple de ses devanciers du moyen âge, consacra sa

vie à cette œuvre d'amour : c’est même your abriter ce bel ensemble de £

sculptures que l’église a été bâtie. Campinas se vante d’être la patrie du compositeur Cärlos Gomez. Dans les derniers temps de l’Empire, Campinas était un centre de propagande républicaine. Le bourg voisin de Santa Barbara reçut pour colons des planteurs venus des États-Unis, que l’on dit avoir traité leurs esclaves avec une extrême dureté.

Naguère la contrée avait pour principale industrie agricole la production du sucre; maintenant le travail qui prime tous les autres est la culture du cafier, qui prospère merveilleusement dans la « terre rouge » constituant une grande partie du territoire au nord et à l’est de l’État. L'école d’agriculture établie dans le voisinage de Campinas sert principalement aux expériences des planteurs de café, et les chemins de fer dont la ramure

TASER SN PE ME PRE Ten eee Eee EE

atüba, Sûo de Santos,

n de nomdes cafés,

JUNDIAHY, CAMPINAS. EAU

se développe dans tous les sens au delà de Campinas n'ont d'autre utilité industrielle que le service des caféteries, Dès qu'un riche propriétaire, dépassant la zone de culture annuelle, commence à défricher des terrains vierges, aussitôt les chemins de fer lancent un suçoir à travers la solitude. On n'attend point que les villes s'élèvent pour les unir par des lignes de

comme Îles ndante du igage dans Etre” un du pic de 1 l — a in de fer Jundiahy, S jardins.

u nord de et usines d'Anglealheureuurvue de it sur sa tent souà sixième du foyer r. Malgré pinas se millions rquable ; n artiste sacra sa

Page 1