‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 190 sur 401 · EE · texte numérisé non relu

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rails : ainsi que naguère aux États-Unis, les voies ferrées précédent les

bduction habitations. Cependant la voie majeure qui se développe au nord de Camture du pinas se maintient dans la direction de la piste suivie par les caravanes, stituant entre Säo Paulo et les États occidentaux du Goyaz et du Matto Grosso. Elle

d'agri- passe aux villes importantes de Casa Branca, de Säo Simäo, de Riberäo nt aux Preto : celle-ci, née comme par magie en l’espace de quelques années, est ramure devenue le centre des plus grandes plantations de café qui existent. Puis

le chemin de fer s'élève sur le plateau d'environ 1000 mètres d'altitude où se trouvent les villes de Batataes et de Franca, pour r.‘escendre dans la vallée du rio Grande, qu'il traverse par un viaduc de 400 mètres. On trouve des diamants près de Franca, ville qui peut-être à pris ce nom comme lieu de refuge pour les bannis des provinces du littoral".

Un autre chemin, partant aussi de Campinas, passe à Limeira pour se bifurquer, d’un côté, vers Araras et Pirassununga et se continuer ensuite par la navigation du Mogy guassü, de l’autre côté vers Rio Claro, la « Princesse de l'Ouest ». C'est la ville brésilienne qui ressemble le plus à une cité de l'Amérique du Nord; elle a même poussé l'esprit d'imitation jusqu'à numéroter ses rues, au lieu de les nommer, comme on le fait dans le reste du Brésil; elle fut aussi la première de l'État à s'éclairer par l'électricité”. La ramure de voies ferrées qui se prolonge au nord de Rio Claro s’avance jusque dans la région des campos, à Jaboticabal.

La vallée du Tieté, également rattachée par des rails à Jundiahy et à Säo Paulo, possède aussi quelques villes grandissantes. Itü, la « très fidèle », se glorifie de son ancienneté : dès 1610, les missionnaires jésuites y avaient fondé une colonie de catéchumènes indiens. Centre du catholicisme dans l'État, elle a plus d'églises que toute autre ville en proportion de ses habitants et son édifice principal est un collège des jésuites, fréquenté par quatre cents élèves. La vie commerciale se développe, non dans la cité proprement dite, mais au bas de sa terrasse, à l'endroit où la rivière Tieté plonge en une superbe cascade : d'importantes usines et des maisons d'ouvriers, bordant la rive gauche, constituent un gros village nommé par pléonasme Salto d'Itü, car en guarani le mot Itû a lui-même le sens de « cataracte ». C'est à la force motrice fournie par sa cascade que Piracicaba, située au nord-ouest d’Itû, sur un affluent du Tieté, doit aussi sa filature de coton et son usine à sucre. La navigation commence sur la rivière de Piracicaba, immédiatement au-dessous de la ville, tandis que le rio Tieté ne porte bateaux qu’en aval de Porto Feliz, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Salto d'Itü. Les bateaux à vapeur du Tieté et du Piracicaba vont charger du café dans les plantations de l'Ouest, au delà des régions desservies par les chemins de fer. Les deux colonies militaires fondées en aval, sur les cataractes d’Avanhandava et d’Itapura, n'ont point réussi : pendant longtemps, dit un rapport de l'État, elles ne furent que des « expressions officielles ».

1 Revista do Instituto Historico, 1874.

2 Alfonso Lomonaco, A7 Brasile.

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ITÜ, SOROCABA. 381

Sorocaba, située à 111 kilomètres à l’ouest de Säo Paulo, sur un affluent inéridional du Tieté, présente — spectacle unique dans l'État de Säo Paulo

— l'image de la décadence. Les chemins de fer qui ont fait prospérer tant d'autres villes ont ruiné celle-ci. Naguère elle était le marché central pour

le bétail et spécialement pour les mules qu'expédiaient les éleveurs de Rio

Grande do Sul et que venaient acheter les fazendeiros de Minas Geraes et des autres provinces du nord. Souvent près de 200 000 bêtes se trouvaient

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