NOIRS DES GUYANES, NÈGRES BOCH
quantaine d'années après, en 4719, des maraudeurs français ayant fahi les plantations riveraines du Suriname et du Commevwjine, les Bbprictaires s'enfermèrent dans la capitale, laissant leurs esclaves se üirer aire comme ils l’entendraient. La plupart aidèrent les Français à r les résidences abandonnées, puis, quand leurs anciens maitres brent, se réfugièrent dans les forêts voisines, pour commencer contre blancs une guerre incessante d’embûches et de pillage. Le nombre maraudeurs s’accrut d'année en année, et soudain, en 1750, une rrection formidable éclata sur le haut Suriname, dans les plantations mes du gouvernement. La lutte dura près de vingt années, avec des Lès divers, ct l’on dut à la fin reconnaître aux nègres insurgés la Bnité de belligérants et d'hommes libres ; ensuite il fallut conclure la k et respecter les limites du territoire indépendant. De nouvelles insurions eurent lieu en 1757 : un chef, d'origine probablement maho- Manc, Arabi, humilia à son tour les propriétaires hollandais et, en M, leur arracha le traité d’Auca, d’après lequel la principale répuue prit son nom des « nègres Aucans (Auca, Djoeka, Youka) ». L'année ante, une nouvelle communauté, celle des marrons de Saramacca, Quit aussi son droit comme nation indépendante. D’autres clans se | tituèrent plus tard : tels ceux des Poligoudoux (Poregoedoe), qui ident des trophées de canons’, et des Paramacca, sur le haut Maroni, Koffi, Becoes, Matrocanes ou Moesinga. En 1772, Boni, le héros légendes nègres marrons, amena ses bandes jusque dans le voisinage faramaribo. Il fallut soutenir contre lui une guerre régulière, appeler jrope une armée de 1200 hommes, dont l’un des principaux officiers, man, est fort connu par son ouvrage sur la Guyane. La guerre dura ieurs années et coûta la vie à presque tous les soldats de l’expédi- : à peine en revint-il vingt en parfaite santé”. Enfin Boni fut rejeté la base des Tumuc-Humac, grâce à l'alliance des Aucans avec les ndais. On peut dire d’une manière générale que les nègres de l’inur revendiquèrent avec succès leur indépendance, tandis que les ves voisins de Paramaribo et des forts du littoral furent écrasés par arnisons disciplinées. Les nègres marrons des Antilles, même ceux bigrande Jamaïque, ne pouvaient triompher de troupes procédant odiquement à l’occupation générale du pays par la construction de et de routes stratégiques; mais les Bosch-Negers avaient l’espace :
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gust Kappler, ouvrage cité.
nitutie un, Voyage à Suriname.
XIX
toujours libres de pousser plus avant dans l’intérieur, ils lassèrent leur 8 anciens maîtres". à On évalue diversement le nombre de ces nègres, naguère tout à fait ind@ pendants, mais entraînés de plus en plus dans la zone d’attraction 4 régime administratif fonctionnant dans les capitales : les diverses «t. tistiques varient d’une huitaine à une vingtaine de mille. Dans ce mt lange de races produit par l'esclavage, les migrations et la guerre, tm souvenir des nations d’origine a disparu : la provenance africaine pres pure des Boch est le seul fait, d’ailleurs évident, qui soit connu. I: plus beaux et les mieux policés de ces nègres sont les Aucans; ceux qu l'isolement et la pauvreté ont le plus dégradés appartiennent aux comm: nautés des Matrocanes. Mais, d’après Giflord Palgrave, les uns et }: autres offrent encore un type parfaitement afrirain, avec la peau tr noire, tailladée comme celle de leurs ancêtres, des cheveux crépus et d traits qui ne ressemblent en rien à ceux des aborigènes du Nouveau Mont on ne remarquerait dans leurs traits aucune assimilation au type abu gène. Toutefois Paul Lévy, qui a vécu parmi eux dans les régions an fères, et Carl Appun, qui séjourna de longues années dans la Guyx anglaise, affirment que les modifications ont été sensibles : la couleur: la peau serait moins noire, la chevelure plus longue et moins lainew A nuance égale d’épiderme, les mieux portants sont ceux dont le noir le plus brillant”. Les Carbougres (Karboegers) du Coppename sont né pères nègres et de mères indiennes. Quelques mots des dialestes nèrh ou bantou se seraient, dit-on, conservés dans la langue des marrons; m elle se compose surtout d’un fond de mots anglais, auxquels se mi des termes portugais fort nombreux, puis des expressions hollandaise françaises, le tout uni par une syntaxe des plus simples et adouci | la câline prononciation créole. Peu à peu les langues policées, angh hollandais, français, portugais, se substituent à ce jargon primitif. Fils des noirs rebelles qui conquirent leur indépendance au «ri! tous les esclaves : « Terre et Liberté! », les Boch sont restés agricultede Ils récoltent assez de vivres pour leur propre subsistance et produit en outre du riz, dont ils approvisionnent les villes et les plantation littoral; mais leurs bénéfices principaux proviennent de la coupe! bois : ce sont eux qui abattent les grands arbres de la forêt po construction et l’ébénisterie, et les transportent à Paramaribo pa
1 W. G. Palgrave, Dutch Guiana.
* Jules Crevaux; Henri Coudreau, divers mémoires.
n NÈGRES BOCH. pl Jassèrent leur
lières et les canaux. Ils possèdent le monopole de cette industrie et ne Quent point de le perdre, grâce à leurs habitudes de sobriété : à cet d, ils se distinguent heureusement des aborigènes; toutefois la démoation produite par l'exploitation des mines d’or les gagne aussi. pensables comme canotiers sur les hauts des rivières, ils montrent singulière adresse dans la manœuvre de leurs corials ou couriaré
tout à fait ind: 80 d'attraction 48 es diverses sk le. Dans ce mi | la guerre, ln fricaine presqu soit connu. l4 ucans; CEUX qu