N° 102. — MATTO GROSSO ET LE HAUT GUAPORÉ
100 kii.
les fièvres paludéennes et d’autres maladies déciment les habitants, Castelnau parle de Matto Grosso comme d'une « ville pestiférée » ; Severiano da Fonseca la dit « cité maudite ». Le gouvernement ajoute à ce mauvais renom en en faisant un lieu d'exil pour les fonctionnaires disgraciés. Matto Grosso est certainement la seule bourgade du Brésil où il n'y eût, en 1878, ni boulangerie, ni boucherie, ni café, ni bureau de tabac, et dont la population ne comprit pas un seul Portugais et seulement un Italien. La pauvre cité est pour ainsi dire suspendue dans le vide, loin de toute ville active, et sans commerce. Si le gouvernement ne la maintenait comme poste militaire, la population civile l'abandonnerait, la rendant à la solitude des « grands bois ». On comprend qu'en un pareil pays les projets de canaux pour la navigation de l'Amazone à la Plata soient renvoyés à de meilleurs jours.
Les villages miniers fondés jadis dans le haut bassin du Tapajoz ont
s'appelait habitants, ore, et la en amont use »: Ja il jusqu'à inée : ce il, et l’un superbes res marc-
es r'uInés :
Perron
hnts. Cas- Severiano » mauvais isgraciés.
n'y eûl, tabac, et ment un ide, loin la main- , la renun pareil
la Plata
aJoz ont