‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 223 sur 401 · IX · texte numérisé non relu

IX

occupés par les soldats de Lopez pendant la guerre. Coimbra, sur une haute terrasse de la rive droite du fleuve, à l'issue d’une des routes les plus faciles qui se dirigent vers la Bolivie, fut la position le plus vivement disputée. À 2 kilomètres au nord, dans les roches de conglomérat qui forment le massif insulaire de Coimbra, s'ouvre une « grotte d'Enfer », aux vastes salles réunies par d'étroites galeries. Du fort Olimpo — Borbon sous le régime espagnol, — qu'indiquent encore toutes les cartes, il ne reste qu'une ruine sur le flanc d'une colline basse; depuis la guerre du Paraguay on n’y entretient plus de garnison. Les deux petits massifs qui, plus bas, se font face des deux côtés du fleuve, à l’est le Päo de Assucar, à l’ouest le Fecho dos Morros ou le « Verrou des Mornes », sont également sans ouvrages militaires, quoiqu'une commission d'ingénieurs ait dressé le plan des fortifications à construire : l'insalubrité de la contrée à fait renoncer provisoirement à ce projet. D’après les indications de la carte, le Fecho dos Morros devrait appartenir à la Bolivie; mais les diplomates brésiliens, ne pouvant laisser à d’autres un poste stratégique de cette importance, ont décidé que ces collines de la rive occidentale appartiennent au Brésil,

puisque le fleuve, débordant dans ses inondations périodiques, en fait

une île et les rejette ainsi vers l'est!,

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