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AS ce 109000) 1892... ...... ... 444000 » Rang du Brésil dans la production du café en 1890 :
Brésil. . . . . . . . . . . 490 000 tonnes. Cuba et Puerto Rico. , . . . 35 000 tonnes.
Amérique centrale et Mexique. 80000 » | Inde anglaise. . . . . . . . 30000 »
Java et Sumatra., . . . . . 60000 » Afrique occidentale. . . . . 20000 »
Haïti et Santo Domingo . . . 43000 » Autres . . . . . . . . . . 400000 »
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CAFÉTERIES, 47
desservir une seule plantation, Une caféterie, appartenant en un seul tenant à une compagnie financière, qui dispose d'un capital évalué à S900 contos, — 10 millions de francs au cours de 1895, — comprend, d'après le rapport ofliciel', environ six millions de pieds, et emploie 1200 personnes, presque toutes d'origine italienne, réparties en 26 villages et hameaux : dans les bonnes années, les plants de la fazenda peuvent donner jusqu'à 6000 tonnes de café, Certes l'industrie du café au Brésil, et notamment dans l'État de Säo Paulo, où l'on compte plus d'un milliard dé plants, est une merveille de l'agriculture et fait l'étonnement des économistes; mais on peut se demander, sans parti pris contre le-régime de la grande propriété, S'il n'y a pas danger à sacrifier toutes les productions à une seule, tant fructueuse qu'elle soit : la population, rapidement croissante, se trouverait exposée à un appauvrissement soudain si quelque phénomène économique ou un désastre naturel venait à tarir tout à coup la source de cette étonnante richesse,
I fut aussi un temps où le Brésil fournissait au monde la plus grande quantité de sucre; mais depuis un siècle et demi il perdit son rang au profit des Antilles, qui l'ont gardé depuis: le distriet de Sûo Vicente, où Martim Affonso de Souza introduisit la canne de Madère dans la première moitié du seizième siècle, n'a plus qu'une culture sans importance. Actuellement l'industrie suerière est surtout représentée à Pernambuco, à Bahia et dans les provinces voisines; le district de Campos, dans l'État de Rio de Janeiro, se livre spécialement à la culture de la canne, et nulle part on ne voit d'usines mieux aménagées pour la production des cassonades et des sucres. Malheureusement les grands planteurs brésiliens ont obtenu du gouvernement qu'il protégeât leur industrie par l'établissement d'« usines centrales » avec garantie de 7 pour 100 d'intérêt aux capitaux engagés. Comme on pouvait s’y attendre, ce sont précisément ces fabriques subventionnées, mais dirigées avec mollesse ainsi que toutes les entreprises officielles, qui ont le moins bien réussi. Une forte proportion de la canne à sucre passe à la fabrication de la cachaga, eau-de-vie qui ne manque dans aucune maison brésilienne, mais que n'apprécient guère les étrangers ?.
Le cotonnier est aussi une des cultures industrielles du Brésil, notamment dans le Cearä et les autres États du nord: la guerre de Sécession avait
! Companhia agricola Fazenda Dumont, Relatorio de 1892.
2 Production du sucre au Brésil, en moyenne :
200 000 tonnes, d'une valeur de 80 000 000 francs.
Fau-de-vie de canne : 100 000 hectolitres, d'une valeur de 4 000 000 francs.
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donné un grand élan à cette culture, qui a diminué depuis, mais qui s'accroit de nouveau par l'effet des lois presque prohibitives frappant les importations de cotonnades étrangères. Les tabacs du Brésil sont très estimés, notamment ceux de Bahia et les fumos du Goyaz; plus des cinq sixièmes de l'exportation, qui se dirige surtout vers l'Allemagne et la France, se font par Bahia, en feuilles, réimportées ensuite sous forme de cigares ou cigarettes, On peut évaluer la produetion annuelle du tabac à 40 ou 20 000 tonnes, d'une valeur de 25 à 30 millions. Les eacaoyers prospirent dans l'Amazonie et sur les côtes méridionales de l'État de Bahin, notamment dans les alentours de Canavieiras, grâce aux colons étrangers qui se sont adonnés à cette culture, représentant environ 6000 tonnes par an, soit le dixième de la production mondiale du eacao. Le thé à parfaitement réussi sur les plateaux de Säo Paulo et de Minas Geraes, et cependant on ne le voit plus guère dans les jardins, cette plante n'ayant pu soutenir la concurrence avec les produits similaires de la Chine et de l'Inde; ce que l'on appelle «thé du Brésil » est le maté, provenant de la province de Paranä, qui en expédie, année moyenne, 14000 tonnes pour une valeur de 8 millions de francs : la Belgique fait les principaux achat: L'oranger, dont le Brésil possède de nombreuses variétés, et de si exquises, pousse à son gré sans qu'on s'occupe de le tailler ou de le greffer, et l'on expédie «en vrac » les oranges pour la Plata sans aucune manulention soigneuse : seule, la province de Santa Catharina s’adonne à la fabrication des vins d'orange. La vigne paraît avoir un plus grand avenir, surtout dans le Minas Geraes, où les cépages américains croissent admirablement'. Quelques viticulteurs ont déjà obtenu des vins fort estimés, qu'ils comparent aux « tokai », aux « champagnes », aux « bordeaux ». Dans le Säo Paulo, où cette industrie a pris domicile, il faut paver le sol autour des ceps pour empêcher le rayonnement trop rapide pendant les nuits. La première vendange ne se fait qu'à la cinquième année; mais, si élevés que soient les frais, ils sont largement compensés par la valeur de produits payés jusqu'à dix fois le prix qu'on leur attribuerait en France. D'autres cultures d'origine européenne, celle du froment par exemple, n'ont guère pour les agronomes brésiliens qu'un intérêt de curiosité, sauf dans le Rio Grande do Sul; mais, dans ce pays même, la « rouille » attaque le froment, qu'on abandonne de plus en plus pour l'élève du bétail, Quant au riz, qui est absolument indispensable aux Brésiliens, puisqu'il entre dans leur alimentation journalière, et qu’il serait si facile
! Production du vin dans le Minas Geraes, en 1892 : 9450 hectolitres,
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VURICULTURE BRÉSILIENNE, sou
de cultiver dans tous les terrains bas, on l'importe presque en entier de l'Indo-Chine anglaise, La fourmi, qui naguère rendait toute culture impossible en certains districts et qu'on avait surnommée le « roi du Brésil », n'est plus à redouter : des « formicides » introduits dans les fourmilières en empoisonnent les habitants; on voit la fumée de l'explosion jaillir de